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Mori kei, Mori girl/ Style de la forêt, fille de la forêt


Imaginez une fée des bois, toute vêtue des bruns et verts de la forêt. Ses robes amples se superposent les unes sur les autres. De la jolie dentelle et des empiècements confectionnés dans d’autres tissus les agrémentent. Elle a un panier rempli de fleurs, de branches, de feuilles et de fruits au bras. Cette fée pourrait très bien être une humaine vêtue à la mode Mori. 

Le style Mori (森) aussi appelé Mori kei et Mori girl/boy (selon la personne qui le porte 😝) est un style vestimentaire et de vie née en 2006-2007 au Japon.  Sur le réseau social japonais Mixi une jeune femme nommée Choco a inventé ce terme pour définir son style vestimentaire, (c’est du moins ce qui est raconté sur la plupart des sites ou blogs parlant du style Mori, cependant au moins un autre raconte que c’est une jeune femme anonyme du réseau social Mixi qui a créé ce terme pour définir le style de la chanteuse Choco. N’ayant pas trouvé de traces de cette chanteuse et constatant que la majorité des sites tendent à suivre la première version j’ai tendance à faire de même, mais à vérifier). Très vite, le terme et le style a fait des émules et de confidentiel est devenu mondialement connu.

Le style vestimentaire de la forêt

En japonais, Mori signifie forêt. Une Mori girl, c’est donc une fille de la forêt.

Une Mori girl aime les vêtements amples, en matières naturelles comme le coton, la laine, le lin… les vêtements qui sont confortables. Les vêtements sont souvent des jupes, jupons et robes en couches superposées (le fameux layering qui est la marque de fabrique du style). Les couleurs rappellent celles qu’on pourrait trouver en forêt, rien de flashy donc, plutôt des couleurs douces, le vert, le brun et le rouge bordeau étant les favorites.

Une fille de la forêt semble sortir d’un conte de fées avec ses robes et jupes superposées et décorées de motifs et d’ajouts rétro et pittoresques. Une Mori girl ne cherche pas à séduire, elle s’habille pour elle-même, parce que ces vêtements lui plaisent et qu’elle se sent à l’aise dedans.

Ci-dessous quelques exemples de vêtements mori :

 

 

 

 

 

 

 

(vêtements de ma penderie et de celle de ma soeur^^)

Je les adore, les tissus ont un contact doux et ils sont tellement agréables à porter 😍. On s’y sent vraiment à l’aise.

Voilà d’autres images pour parfaire votre idée du style :

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(trouvée sur That Little Mori Girl)

 

 

 

 

 

 

 

(empruntées sur Epbot)

 

Le style de vie Mori Girl

Être une Mori Girl c’est bien plus qu’avoir un style vestimentaire original. C’est aussi un style de vie. Une fille Mori est calme, créative et imaginative. Elle supporte bien la solitude, elle la recherche même et a des loisirs qui ne nécessitent pas d’avoir du monde autour d’elle, des loisirs solitaires en somme. ^^

Une Mori Girl est créative et ne se départit pratiquement jamais de son panier ou de son sac dans lequel elle met son nécessaire. Elle aime les loisirs créatifs tels que la couture, la broderie, le tricot, le point de croix, le feutrage, le crochet. Bien sûr, il lui arrive d’avoir besoin de se dégourdir les jambes. Pour cela, elle part faire de longues balades, à pied ou en vélo, et cela toujours avec son panier ou son sac. Lors de ces balades, elle fait des pauses durant lesquelles elle s’adonne à ses loisirs préférés. La forêt l’inspire et elle collectionne les petits trésors de la nature (qui sait ? Cela peut très bien servir dans une composition, sur un tricot ou un tableau).  Outre les loisirs créatifs, la Mori Girl aime l’art. Elle aime peindre, dessiner, photographier. Elle a toujours son appareil photo (de préférence vintage) autour du cou et l’utilise pour mitrailler ses aventures et des lieux intéressants. Elle lit aussi beaucoup. Si vous rencontrez une fille dans un salon de thé avec son panier (ou son sac mais je ne vais pas le répéter) à ouvrage avec elle, il y a toutes les chances que ce soit une Mori Girl.

(Petit aparté : un style de vie qui me convient tout à fait ^^)

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La décoration intérieure

La forêt est omniprésente dans la vie d’une Mori Girl et son intérieur se doit de ressembler le plus possible à une petite maison forestière de conte de fées.  Les matériaux naturels, laine, lin, coton, chanvre, bois, etc. sont à privilégier, les couleurs naturelles aussi. Pas de couleurs flashy dans un intérieur Mori, on veut de la douceur, du pastel, du poudré. La Mori Girl aimant beaucoup travailler de ses dix doigts, beaucoup des éléments de sa décoration d’intérieur sont faits de ses propres mains. La décoration intègre les trésors que la Mori Girl trouve en forêt. Cônes, pommes de pins, branches, feuilles, mousse etc. sont joliment disposés en guirlandes ou dans des pots en verre. Dentelle, crochet, boiseries et vous voilà avec un intérieur tout à fait Mori.

Une image valant mille mots, voici quelques exemples d’intérieur Mori, pour vous donner une idée.

 

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Là, c’est typiquement le genre de cuisine qui me fait rêver et m’inspire des histoires. Tiens ! ça me donne une idée…

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Cette cuisine aussi me plaît bien. 😊

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Jolie petite chambre, je m’y verrais bien avec un livre ou un cahier et un crayon. ^^

Cuisine

L’amour du fait-maison des Mori Girls se retrouve aussi dans la cuisine. Les livres de cuisine du passé ou de Kitchen Witch peuvent être une bonne source d’inspiration. Il est tout naturel pour une Mori Girl de faire son propre pain, de confectionner des plats élaborés ou d’adorables petits gâteaux pleins d’amour. Les champignons et les fruits dénichés dans les bois ont une place de choix dans ses repas. La table d’une Mori Girl a un charme désuet, à l’image de toute la décoration intérieure et de sa manière de se vêtir. Il n’est pas rare de trouver des fleurs séchées, des pommes de pin, de la mousse ou des branchages aux jolies courbes sur la table car une Mori Girl aime intégrer la forêt dans tous les aspects de sa vie.

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Cet article étant déjà assez long, je vais l’arrêter ici. J’espère qu’il vous aura donné envie d’en savoir plus sur cette mode, certes devenue obsolète, mais qui a toutes les qualités pour attirer de nouveaux adeptes, à mon avis. Le Mori Kei (style Mori) est un style qui peut convenir à toute personne, homme ou femme, garçon ou fille, qui ont cet esprit nature, je-me-trouve-très-bien-avec-moi-même, à toute personne qui se suffit à elle-même, qui aime passionnément la nature, qui est créative.

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En passant

Mon mardi après-midi en images – Gaussan


https://photos.app.goo.gl/OQUV2pEmB8AJzY7O2

Après-midi bonheur dans un jardin anglais perdu dans un coin de France.

Cliquez sur le lien pour régaler vos yeux. Voici aussi quelques images pour vous donner un avant-goût :

 

En passant

En direct de mon premier salon du livre


J’écris cet article depuis le salon du livre de Lannemezan. Là, c’est la pause repas. L’ambiance est calme, bon enfant. Le plus intéressant, je trouve, ce sont les rencontres avec les gens et avec les autres écrivains. À force d’échanger, j’apprends plein d’astuces professionnelles et j’ai notamment appris qu’il y a un salon en mai à Oloron Sainte-Marie et un autre en novembre à Pau. Je dois discuter avec une des organisatrices du premier après le repas.

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En passant

Chapitre 1 (suite)


(suite de Chapitre 1 : La bibliothèque privée de Mr Léon Feuillette )

Le soir de l’Equinoxe du Printemps, Monsieur Léon rentra chez lui passablement grisé par le repas arrosé de vins des Sileni du sud de la Romanie et de bières des Cluricaunes d’Eire. Il ne marchait pas très droit et n’avait pas les idées claires aussi ne s’étonna-t-il pas d’échanger quelques paroles de politesse avec une dryade alors qu’il ne les voyait même pas d’ordinaire pas plus que le fait de voir un pégase et un dragonnet traverser son jardin ne lui parut incongru.

Georges, le flegmatique maître d’hôtel, attendait son maître pour prendre son manteau, sa canne et son chapeau et le guider discrètement jusqu’à sa chambre. Il ne fallait pas qu’on le voit dans cet état-là. Seul Georges, qui le connaissait depuis longtemps, était autorisé à le voir ainsi et il avait pour mission de garder le secret et de faire en sorte que celui-ci ne s’ébruite pas.

Le couloir, plongé dans la pénombre et le silence, parut vide et froid à Léon. Pour pallier cet inconvénient, ce dernier crut bon de se mettre à chanter et Georges eut toutes les peines du monde à le faire taire.

Monter Léon jusqu’à sa chambre fut assez compliqué et le digne maître d’hôtel soupira de soulagement quand il put enfin retourner dans ses quartiers.


Le matin s’annonça plus vite que Léon l’aurait souhaité. Sa tête le martelait et ses yeux piquaient affreusement et les bruits de la maison lui mettaient le cœur au bord des lèvres. Il se tourna vers le mur, remonta les couvertures au-dessus de sa tête et se rendormit.

Quelques heures plus tard, c’est un Léon redevenu lui-même qui reprit sa routine. Il se rendit dans la bibliothèque comme d’habitude et se mit à son mystérieux travail.

Enveloppé par la quiétude de la pièce, Léon retrouva tous ses esprits et oublia les fantaisies qu’il avait faites pendant la nuit. Lui, avoir discuté avec une dryade ? Quelle idée ! Lui, avoir chanté à tue-tête ? Vous n’y songez même pas ! Et puis, il avait des affaires plus importantes que ces fadaises à s’occuper. Qu’on lui fiche la paix !

Il savourait sa solitude quand…

— Bonjour ! s’exclama une petite voix…


(Suite au prochain épisode 😉)

En passant

Et le respect de la nature ?🙅


Certaines personnes sont vraiment dégueulasses. Ça m’énerve au plus haut point de voir qu’à une époque où l’écologie est un sujet important et crucial pour l’avenir, il y a encore des enfoirés qui prennent la nature pour une poubelle à ciel ouvert.

😡😬😠😕😣😤😭🙅

En passant

Mon peintre préféré


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Avant toute chose, je tiens à préciser que toutes les images de cet articles sont tirées du site officiel (version française) du peintre dont il va être question, Iblard. 

Non, non😃 ! Ce peintre ne s’appelle pas Iblard mais Inoue Naohisa. Iblard est le nom du pays imaginaire au centre de ses œuvres. C’est pendant mon séjour en Irlande, il y a exactement 10 ans, en 2007-2008, que j’ai appris l’existence de ce peintre japonais. J’étais en Irlande pour faire un stage et mon « patron » me logeait chez lui car son épouse faisait famille d’accueil. Nous étions donc plusieurs « jeunes » étrangers et c’était génial. Pendant quelques temps, y avait une Autrichienne, une Allemande, une Hongroise, un Japonais et une Française (moi ^^ ). Quand j’y repense, ça me manque ces moments, ces rencontres et ces échanges. Enfin, bref, ce n’est pas le sujet ici. Nous avions l’habitude de regarder des films ensemble le soir, chacun à son tour nous choisissions le film et le Japonais nous passait des films du célébrissime Studio Ghibli. Je connaissais déjà avant et j’en étais déjà (je me répète 😉) fan mais un soir il nous a fait voir le film qui allait devenir mon préféré des studios : Mimi wo sumaseba. J’étais tellement passionnée qu’il m’a offert le film et c’est dans ce film que j’ai vu pour la première fois les peintures du peintre Inoue Naohisa. Dans le film, ces peintures illustrent les histoires qu’écrit Shizuku, l’héroïne. Shizuku est une écrivain dans l’âme (c’est d’ailleurs principalement pour ça que je me suis attachée à ce film) et pendant une bonne partie du film elle écrit une histoire remplie de merveilleux et d’aventures. Quoi de mieux pour l’illustrer que l’œuvre surréaliste de ce peintre ?

L’amitié et la collaboration entre le peintre et Hayao Miyazaki, un des fondateurs des studios Ghibli et sans doute sa figure de proue. Un court-métrage écrit et dessiné par Inoue Naohisa est d’ailleurs diffusé exclusivement au Musée Ghibli, Hoshi wo katta hi. 

Un autre court-métrage du maître produit par les Studio Ghibli est disponible en DVD. C’est Iblard Jikan, mon deuxième film favori ^^. Dans ce film, il n’y a pas vraiment d’histoire, il n’y a pas de paroles, juste des tableaux du peintre et de la musique. C’est un voyage dans le monde imaginaire, Iblard, du peintre. C’est calme, serein… et vous pouvez le trouver en France.

La peinture tout en haut nous montre le quartier commerçant d’Iblard. Appelé « Arcade » , c’est un dédale de rues que la magie d’Iblard transforme parfois en labyrinthe. Tant que vous y faites vos courses tout va bien. Les choses se corsent quand vous voulez repartir… Vous en saurez plus en consultant le site ou en lisant le livre (en français) Chroniques d’Iblard.

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Une de mes images préférées d’Iblard. Intitulé « Airship », ce tableau est empreint de sérénité. J’aimerais m’asseoir au bord de cette eau et écouter le rire du petit ruisseau juste à droite. Au bout d’un moment, des fourmis dans les jambes, je me lèverai et j’emprunterai le sentier sur la gauche pour aller jusqu’à la petite maison. Qu’y a-t-il à l’intérieur ? En y regardant de plus près, on peut y voir des silhouettes. Qu’est cette maison ? Une habitation ou une boutique ? Peu importe. Mes pas me mèneront plus loin encore et peut-être que, pour rentrer, je prendrai un de ce airships (aéronefs).

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(source : site officiel japonais)

Comment exprimer toutes les émotions qui me traversent à chaque fois que je contemple ce tableau ? Si un génie, une fée, une baguette magique me proposaient de faire un vœu je demanderai à aller là. Je me verrai très bien dans la maison en contrebas. Vous voyez, c’est celle qui a les pieds dans un petit lac enchâssé dans un cercle de roches et de végétation juste au-dessus de la mer, la première à gauche du chemin ? Et je suis curieuse de voir quel effet procurent ces mers suspendues. Comment ça fait d’y nager ou de naviguer dessus ?

Allez, une dernière vue d’Iblard, rien que pour le régal des yeux, pour rêver et parce que c’est beau. ☺

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Et si vous voulez continuer de rêver, je vous invite à visiter le site : Iblard

Bon voyage ! 😊

 

En passant

Un bonheur de lecture : Le Voyage de Hana


C’est un bonheur pour moi de partager avec vous mon nouveau bonheur de lecture. Bon, nouveau… Tout est relatif. En fait, ça fait déjà un mois, oui  bien un mois, que je l’ai lu mais je n’en parle que maintenant parce que je comptais en offrir un exemplaire à une amie, qui suit mon blog et je ne voulais pas qu’elle se doute de quelque chose. Les fêtes étant passées, je me lance.

Le Voyage de Hana a été pour moi un véritable bonheur à lire. Déjà, rien que la couverture du livre est engageante. La mise en page, la texture, les couleurs et la police d’écriture sont bien choisis et agréables à regarder. Et surtout, il y a Hana, l’héroïne de cette histoire, dont les yeux si vivant semblent vous inviter à la suivre dans son voyage.

Hana est une jeune adolescente passionnée par le Japon et sa culture. C’est le cas de beaucoup d’adolescents, sans doute, mais Hana a quelque chose en plus : des parents hyper branchés et aussi passionnés qu’elle. Grâce à eux, elle va passer un séjour fantastique à Tôkyô mais… chut ! Vous en saurez plus en lisant le livre.

À l’image de sa créatrice, Rosalys, Hana est enthousiaste, pleine d’énegie et d’enthousiasme. Sa bonne humeur est communicative et elle donne envie de sourire et d’ouvrir grand les bras à la Vie et à toutes les aventures qu’elle nous offre. Un personnage que je souhaite revoir souvent, sincèrement.

Au-delà du personnage de Hana, le livre est intéressant parce qu’il est à la fois un roman, un guide de voyage, un guide de savoir-vivre et nous apprend un peu de japonais et de la culture japonaise.On sent, derrière la plume et le pinceau de Rosalys son amour et sa connaissance du pays, qu’elle a su distillé à travers les pages. C’est décidé, la prochaine fois que j’irai au Japon, à Tôkyô, je n’oublierai pas d’emporter dans mes bagages Le Voyage de Hana 1-Premier envol vers le Japon : destination Tôkyô 😉

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(On voit une patte de mon chat Esus pas loin du livre^^)

Pour acheter le livre, vous avez plusieurs possibilités : déjà en vous rendant sur le site de Rosalys : rosalys.net où vous trouverez toutes les informations souhaitées. Personnellement, j’ai acheté mes deux exemplaires sur Amazon. Et les autres possibilités ? Rendez-vous sur le site de Rosalys. En plus cela vous permettra de découvrir son univers ☺

En passant

Les BJD


 

C’est par une amie que j’en suis venue à m’intéresser aux BJD. Je ne sais plus comment on en était venues à en parler, peut-être que ça c’est glissé dans une conversation et qu’elle m’a montré des photos, je ne sais plus. Quoi qu’il en soit, j’ai tout de suite était super emballée et j’ai eu envie d’en savoir plus. Sur un précédent post, j’ai dit que je rêvais d’en acheter et c’est toujours le cas. Mais voilà, c’est cher et j’ai d’autres priorités, alors en attendant, je me contente de rêver et de partager avec vous cette passion.

 

Au fait, c’est quoi une BJD ?

 

BJD, BJD… Mais que signifient ces trois lettres ? Même si beaucoup d’entre vous connaissent la signification de cet acronyme, je pense que d’autres n’en ont aucune idée. Alors, je vais vous la dire ( et puis, c’est bon de se rafraîchir la mémoire Clignement d'œil).

BJD, c’est Ball-Jointed-Doll. En français, on pourrait le traduire par Poupée à Articulations Sphériques. PAS, en gros, mais ça sonne moins bien que BJD Sourire, n’est-ce pas ?

Donc les BJD sont des poupées qui possèdent des articulations en forme de boule au niveau des coudes, des poignets, du cou, des pieds et des genoux, plus rarement au niveau des doigts. Cela permet de reproduire le plus fidèlement possible presque tous les mouvements humains. Les différents éléments constituant la poupée sont fabriqués séparément et sont réunis ensemble par des élastiques à l’intérieur des membres et du corps.

Ces poupées sont fréquemment en résine, plus rarement en porcelaine. Ce sont des œuvre d’art fragiles, le plus souvent très chères, qui s’adressent à des collectionneurs. Même si ce sont des poupées, elles ne sont pas du tout destinées aux enfants. De toute manière vu le prix (environ 500 euros en moyenne), vous allez frémir à chaque fois que vos chères têtes blondes, brunes ou rousses les prendront dans leurs mains, vous craindrez de les voir casser, même par inadvertance.

Plus

En passant

Shôjin Ryôri, la cuisine des temples bouddhistes


Dans mon article sur la cuisine végétalienne japonaise, j’ai mentionné la Shôjin Ryôri, la cuisine des temples bouddhistes en disant que j’en parlerai quand j’en saurai un peu plus. Bon, je me suis renseignée  et, bien que je ne peux prétendre savoir tout sur ce sujet, j’ai décidé d’écrire ce petit article qui, je l’espère vous sera utile. 

La cuisine végétalienne japonaise est essentiellement influencée par la cuisine des temples bouddhistes, la Shôjin Ryôri. Shôjin est souvent traduit par dévotion, cependant, ce mot est la traduction japonaise du sanscrit vyria et pourrait mieux se traduire par « posséder la bonté et éloigner le mal ». En faisant mes recherches, j’ai aussi découvert la traduction de « enthousiasme vigoureux ».  Ryôri signifie cuisine. C’est une cuisine héritée du Bouddhisme Zen. Elle est essentiellement végéta*ienne puisque rejettant les produits carnés (même si les moines peuvent accepter la viande quand elle est offerte) et parfois supprime aussi les œufs. Ici, je ne parle pas de laitages car ils n’étaient pas consommés traditionnellement dans les pays d’Extrême-Orient (sauf chez les peuples nomades comme les Mongols) avant l’arrivée des Occidentaux*.

Le principe fondamental du Bouddhisme est de ne pas prendre la vie, ce qui signifie pas de consommation de viande ou de poisson, évidemment, mais pas que. Les plantes de la famille des liliacées (oignons, ail) sont aussi refusées et ce pour deux raisons. D’une part parce que leur goût et leur odeur ne favorisent pas la méditation et aussi parce qu’on consomme leur bulbe, c’est-à-dire leur vie. Peuvent également être écartés les légumes qu’on arrache à la terre comme le poireau, la carotte, la pomme de terre, l’asperge. Toutefois, je n’ai pas l’impression que ce dernier point soit une règle absolue car j’ai trouvé des recettes utilisant des carottes.

Les autres principes de la Shôjin Ryôri ont de quoi séduire tous ceux qui luttent contre le gaspillage et qui ont une conscience écologique. Tout d’abord, il faut respecter les saisons. Trouver des tomates fraîches en plein hiver, par exemple, c’est du n’importe quoi ><. Ensuite, les produits locaux sont à privilégier (et ainsi on fait le bonheur du paysan du coin, surtout s’il fait de la bio 😉), on vit en harmonie avec la nature (et le cycle des saisons du coup) et on évite à tout prix de gaspiller. Ainsi, il est courant de trouver des recettes utilisant les fanes, la peau des carottes, les feuilles des radis… Il s’agit souvent de bouillons.

Le fondateur du Zen Sôtô (la branche principale du Bouddhisme Zen), Eihei Dôgen, a décrit ainsi l’attitude zen à adopter vis-à-vis de la nourriture :

« Pendant la préparation de la nourriture, il est essentiel d’être honnête et de respecter chaque ingrédient, qu’ils soient bruts ou raffinés (…). Une soupe riche et onctueuse n’est pas  supérieure à un bouillon d’herbes sauvages (…). 

La Shôjin Ryôri est un régime spartiate mais nourrissant sans alcool, sans viande aussi comme on l’a vu, combiné à de l’exercice physique pour mettre le corps dans de saines dispositions favorisant le travail spirituel. Traditionnellement, un repas se compose de 3 bols : 1 bol de soupe, 1 bol de riz et 1 bol de légumes. Malgré cette frugalité, la Shôjin Ryôri est une belle cuisine, riche en ingrédients et en saveurs, qui contient beaucoup de tempura de légumes (beignets frits célèbres parmi les fans de street food japonaise), de déclinaisons de tofu et d’une crème appelée yuba, qui n’a strictement rien à voir avec le tofu et qui est également utilisée pour décorer les plats.

 

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(image trouvée sur Savor Japan)

∗Toutefois, les moines considérant que traire les animaux pour avoir du lait ne leur faisant pas de mal, ils acceptent aujourd’hui de mettre des laitages dans leur alimentation. Pour ceux qui suivent un régime végétalien, renseignez-vous auprès des restaurants ou des temples.

En passant

18 jours avant Yule


Avant-hier j’ai oublié l’histoire de Yule pour le 20ème jour avant Yule. Hier, impossible de publier l’histoire pour le 19ème jour avant. Cette fois, j’espère que cela réussira.

Donc une histoire courte pour le 18ème jour avant Yule.

 

En suivant l’étoile polaire

Gwladys Ithilindil Sarie

Accoudée à la fenêtre de sa chambre, Kaëllyna regardait la neige tourbillonner dans le ciel et recouvrir la terre d’un beau manteau blanc. Elle rêvait de voir une fée des neiges, celle qui a des ailes bleues serties de brillants et d’améthystes, de longs cheveux argentés et un visage blanc comme la neige.

Les flocons cessèrent de tomber. Kaëllyna s’éloigna de la fenêtre et se mit tristement au lit. La petite fée sur le pied de sa lampe s’anima et s’assit sur le rebord de la table de chevet.

— Tu as une toute petite mine, toi. Pourquoi es-tu triste ?

— Je n’ai pas pu voir la fée des neiges. Je me suis concentrée mais je l’ai ratée.

— Je suis sûre que non. La fée n’est peut-être pas sortie de chez elle, cette fois. C’est tout.

— Et c’est où, chez elle ?

— Au pied de l’étoile polaire. Elle va s’allumer bientôt. Suis-là du regard, sans songer à rien et la magie fera le reste.

La fillette se remit à la fenêtre et regarda l’étoile polaire qui s’allumait dans la nuit. Elle la regarda, regarda et se sentit soudain toute légère. La fenêtre s’ouvrit toute seule et Kaëllyna s’envola. Elle passa à toute vitesse au-dessus des villages, des champs et des rivières, en suivant toujours la lumière de l’étoile polaire.

Puis aussi vite qu’elle s’était envolée, elle redescendit vers la terre enneigée, juste sous la lumière de l’étoile polaire. Là, elle vit une petite maison en bois toute jolie, aux volets bleus, aux encadrements dorés et à la porte rouge. La porte s’ouvrit sur une belle dame aux ailes bleues ornées de brillants et d’améthystes, au visage de neige et aux cheveux argentés. La fée des neiges.

Émue, Kaëllyna la salua. L’instant suivant, elle dansait une ronde avec la fée. Elle riait, riait et la fée riait aussi, de sa voix feutrée. Bien au chaud dans son lit, la petite fille riait dans son sommeil, son visage illuminé de bonheur, et la fée avait repris sa place au pied de la lampe.

En passant

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