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Fées et enchantements, une histoire que j’écris sur Wattpad


https://gwladysithilindilsarie.wordpress.com/2018/10/20/fees-et-enchantements-une-histoire-que-jecris-sur-wattpad/

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En passant

Chapitre 1 (suite et fin)


(suite de Chapitre 1 (suite) et Chapitre 1 : La bibliothèque privée de Mr Léon Feuillette)

Un long cri strident retentit dans le manoir. Cet hurlement affreux fit presque trembler les murs pourtant solides de l’antique demeure, figeant instantanément toute forme de vie, humaine, animale ou autre, dans la maison et alentours.

Impertubable, la petite fille blonde balançait ses jambes menues, ses pieds heurtant à intervalles réguliers la commode en brun et grenat placée contre le mur tapissé de vert à rayures dorées en face du bureau de son oncle. Le visage blême et figé de stupeur, Léon la regardait comme si elle était un fantôme.

« Mais… Mais… Que fais-tu ici, toi ? Où est Grizéla ? »

« Maman est partie, répondit la fillette sans s’émouvoir. On m’a déposée ici. »

« On t’a déposée… Qui ? Pourquoi ? Que vais-je faire de toi ? »

« Je ne connais pas le nom du conducteur du fiacre qui m’a conduite ici. Je suis venue toute seule parce que vous êtes ma seule famille désormais et vous n’aurez rien à faire de moi, je peux me débrouiller toute seule. »

« Tu n’as que neuf ans ! Tu as besoin d’un adulte pour s’occuper de toi. Je suis trop occupé. »

« Occupé à quoi ? » demanda la petite fille, curieuse.

« Je vais demander à Linette, » continua de réfléchir Léon sans l’entendre.

Voyant que son oncle ne lui prêtait plus aucune attention, Aëla descendit de son perchoir et se dirigea vers une des grandes bibliothèques où un livre attirait son attention depuis le début de son entrée. Elle se dirigea dans cette direction, les épais tapis étouffant opportunément le bruit de ses pas. Elle retint son souffle et ouvrit la porte vitrée. Heureusement, celle-ci ne fit aucun bruit et son oncle, toujours abîmé dans ses pensées, ne remarqua rien.

Il ne restait qu’à se hisser sur la pointe des pieds, à tirer sur le bras et à saisir ledit livre sans rien faire tomber. Aëla, rompue à ce genre d’exercices, le fit en un clin d’œil. Elle referma la porte et s’assit sur le tapis, le dos calé contre le bois brun grenat du meuble. Elle observa un bref instant la couverture en cuir végétal teinté de vert d’eau et agrémenté d’une peinture enchâssée dans un cadre ovale argenté. La peinture, une aquarelle, représentait un paysage fantasmagorique. Le titre était écrit en lettres argentées juste en dessous. La fillette ouvrit le livre et se plongea sans tarder dans sa lecture.

« Qu’as-tu dans tes mains ? Qui t’a permis de fouiller dans ma bibliothèque ? »

Le hurlement de Léon fit trembler les vitres de la bibliothèque. Aëla leva vers lui des yeux gris doux et impassibles. Des yeux si semblables à ceux de Grizéla, sa sœur bien-aimée. C’est sans doute grâce à cela que son irritation retomba aussitôt et qu’il ne chassa pas sa nièce de la bibliothèque.

«Ben, tonton. Tu vois bien que c’est un livre !»

L’étonnement d’Aëla était sincère. Léon ne prit pas la peine de lui répondre. Il souleva le livre qu’elle tenait dans ses mains pour en lire le titre. Sa mâchoire parut se décrocher.

«Tu ne le lis pas vraiment !» s’exclama-t-il.

«Bien sûr que si. Les gravures sont certes très belles mais j’ai passé l’âge de lire des livres d’images.»

«Enfin, ne raconte pas de bêtises ! Personne ne sait déchiffrer ces signes. D’ailleurs, je songe à m’en séparer. Il me prend de la place et ne me sert à rien.»

«Ne fais pas ça, tu risques de le regretter. Je peux le lire parce que j’ai appris l’ancien haut-elfique. »

Léon regardait sa nièce avec incrédulité. Comment une enfant aussi jeune pouvait-elle avoir appris une langue réputée être la plus complexe au monde, alors que les meilleurs linguistes s’y étaient cassé les dents ?

Aëla rendit son regard à son oncle, puis, l’air de rien, lut un passage. Les mots coulaient de sa bouche avec fluidité, prouvant à l’adulte incrédule que la fillette savait de quoi elle parlait. Sans aucune hésitation, elle traduisit le texte dans la foulée.  Les langues elfiques avaient cette particularité : il était impossible de mentir sur leur traduction ou sur leur lecture. Ainsi une personne qui n’y connaissait rien ne pouvait feindre de les parler.

Quand elle eut terminé de traduire, Aëla leva la tête. Son oncle était figé de stupeur, au point qu’elle eut peur qu’il fût transformé en statue. Cela ne dura qu’un bref instant puis l’oncle Léon sembla se transformer en tornade. Il tournoya d’étagères en étagères.

Les livres s’empilèrent sur les tables, le bureau, le sol, bref sur toutes les surfaces planes disponibles (ou pas) à la vitesse de l’éclair. Certains réintégraient leurs étagères, accompagnés d’exclamations impatientes. D’autres furent mis en tas dans un coin et les restants furent empilés dans un autre.

Aëla observait la scène, d’un air dubitatif. Une nouvelle tournée de livres fut à son tour rangée dans les étagères. Finalement, il n’en resta qu’une dizaine, tous écrits en elfique commun, haut-elfique et ancien haut-elfique, dont celui qu’Aëla était en train de lire.

La porte de la bibliothèque s’ouvrit et l’oncle Léon sortit  en coup de vent. Il revint l’instant d’après, muni d’une mallette dans laquelle il entassa les livres sélectionnés. Aëla se demandait ce qu’il allait résulter de tout ce chamboulement.

Elle n’allait pas tarder à le savoir…

 

 

En passant

Chapitre 1 (suite)


(suite de Chapitre 1 : La bibliothèque privée de Mr Léon Feuillette )

Le soir de l’Equinoxe du Printemps, Monsieur Léon rentra chez lui passablement grisé par le repas arrosé de vins des Sileni du sud de la Romanie et de bières des Cluricaunes d’Eire. Il ne marchait pas très droit et n’avait pas les idées claires aussi ne s’étonna-t-il pas d’échanger quelques paroles de politesse avec une dryade alors qu’il ne les voyait même pas d’ordinaire pas plus que le fait de voir un pégase et un dragonnet traverser son jardin ne lui parut incongru.

Georges, le flegmatique maître d’hôtel, attendait son maître pour prendre son manteau, sa canne et son chapeau et le guider discrètement jusqu’à sa chambre. Il ne fallait pas qu’on le voit dans cet état-là. Seul Georges, qui le connaissait depuis longtemps, était autorisé à le voir ainsi et il avait pour mission de garder le secret et de faire en sorte que celui-ci ne s’ébruite pas.

Le couloir, plongé dans la pénombre et le silence, parut vide et froid à Léon. Pour pallier cet inconvénient, ce dernier crut bon de se mettre à chanter et Georges eut toutes les peines du monde à le faire taire.

Monter Léon jusqu’à sa chambre fut assez compliqué et le digne maître d’hôtel soupira de soulagement quand il put enfin retourner dans ses quartiers.


Le matin s’annonça plus vite que Léon l’aurait souhaité. Sa tête le martelait et ses yeux piquaient affreusement et les bruits de la maison lui mettaient le cœur au bord des lèvres. Il se tourna vers le mur, remonta les couvertures au-dessus de sa tête et se rendormit.

Quelques heures plus tard, c’est un Léon redevenu lui-même qui reprit sa routine. Il se rendit dans la bibliothèque comme d’habitude et se mit à son mystérieux travail.

Enveloppé par la quiétude de la pièce, Léon retrouva tous ses esprits et oublia les fantaisies qu’il avait faites pendant la nuit. Lui, avoir discuté avec une dryade ? Quelle idée ! Lui, avoir chanté à tue-tête ? Vous n’y songez même pas ! Et puis, il avait des affaires plus importantes que ces fadaises à s’occuper. Qu’on lui fiche la paix !

Il savourait sa solitude quand…

— Bonjour ! s’exclama une petite voix…


(Suite au prochain épisode 😉)

En passant

Le cottage de la sorcière


Irina remonta l’ancienne allée jusqu’au cottage, une petite maison en vieilles pierres en robe de fleurs des murailles accompagnée d’un jardin où arbres, arbustes, buissons fruitiers, plantes magiques et médicinales se partageaient l’espace en harmonie avec les légumes et les fleurs comestibles.

Elle introduisit la grosse clef dans l’antique serrure, s’escrima un moment avec cette récalcitrante et finit par ouvrir la porte d’entrée. Une bouffée d’air froid lui souffla à la figure. Ça sentait le renfermé, aussi Irina s’empressa d’ouvrir toutes les fenêtres.

La chaleur et la lumière du dehors se déversèrent dans le cottage longtemps inhabité. La jeune femme posa son sac sur une chaise branlante et fit le tour du propriétaire. Ce fut rapide. La maison n’était pas grande et Irina la connaissait déjà. N’y venait-elle pas, enfant, pour passer ses vacances d’été chez sa grand-mère sorcière ? Aujourd’hui, c’était elle la sorcière et ce cottage avec son jardin sorcier était sa nouvelle demeure, symbole de sa nouvelle vie.

Une porte claqua. Des rires facétieux se firent entendre. Intriguée, Irina alla voir ce qu’il se passait. Galopade de petites créatures invisibles et cascades de rires. La porte claquait toujours, comme si le vent ne parvenait pas à la fermer complètement.

«Mais il n’y a pas de vent !» se rappela Irina.
Elle vit la porte en question. Curieusement, il s’agissait d’une porte d’armoire. À son approche, une volée de minuscules lutins s’échappa vers les fissures du plafond. Les rires et les bruits de pas s’éteignirent.

En fermant la porte, la sorcière LE vit. IL trônait sur son lutrin au milieu de l’armoire. C’était le grimoire que les sorcières de sa famille se transmettaient de génération en génération. Rempli de recettes de cuisine, d’herboristerie ou de magie il n’attendait qu’une nouvelle main en écrive des nouvelles.

Chapitre 1 : La bibliothèque privée de Mr Léon Feuillette


Tous les jours à neuf heures précises, Mr Léon Feuillette ouvrait la porte au fond du couloir au premier étage, la refermait aussitôt entré de sorte que personne ne pouvait jeter un coup d’œil à l’intérieur en passant. Ce qu’il faisait après ? Personne n’aurait su le dire. Mr Feuillette gardait jalousement le secret et, à vrai dire, il y avait tellement de travail au manoir qu’ils n’avaient pas le temps de s’y intéresser. Il en ressortait à chaque fois à midi trente précisément, allait prendre son déjeuner dans la petite salle à manger, au même étage mais à l’autre bout du couloir et revenait s’enfermer dans sa bibliothèque à une heure trente-cinq de l’après-midi, précisément aussi.

Un jour, un de ses amis très étonné de cette étrangeté avait demandé à Léon pourquoi il retournait travailler à trente-cinq et non à trente, puisqu’il était si pointilleux. Ce à quoi, Léon avait répondu que ces cinq minutes lui permettaient de boire son café tranquillement tout en lisant une dépêche.

Donc il retournait dans sa bibliothèque et n’en ressortait qu’à sept heures trente (il aimait les chiffres ronds, hormis sa petite entorse de l’après-midi), cette fois pour de bon car il passait ses soirées à son cercle, où il dînait et n’en rentrait que fort tard.

On pourrait penser, en voyant cette routine réglée comme un métronome que Monsieur Léon Feuillette était un vieux barbon. Il n’en était rien. Il était sans doute un peu barbant mais il n’avait rien de vieux… ni de très jeune d’ailleurs. Il avait une quarantaine d’années, était assez bel homme, disons convenable, et sa vie le satisfaisait ainsi…

(À suivre)

histoires de l’avent


Cela fait quelques jours que je n’écris plus pour l’avent. C’est parce que je n’ai pas le temps ni les idées pour le faire. Je prépare d’autres projets ce qui me prend du temps.

18 jours avant Yule


Avant-hier j’ai oublié l’histoire de Yule pour le 20ème jour avant Yule. Hier, impossible de publier l’histoire pour le 19ème jour avant. Cette fois, j’espère que cela réussira.

Donc une histoire courte pour le 18ème jour avant Yule.

 

En suivant l’étoile polaire

Gwladys Ithilindil Sarie

Accoudée à la fenêtre de sa chambre, Kaëllyna regardait la neige tourbillonner dans le ciel et recouvrir la terre d’un beau manteau blanc. Elle rêvait de voir une fée des neiges, celle qui a des ailes bleues serties de brillants et d’améthystes, de longs cheveux argentés et un visage blanc comme la neige.

Les flocons cessèrent de tomber. Kaëllyna s’éloigna de la fenêtre et se mit tristement au lit. La petite fée sur le pied de sa lampe s’anima et s’assit sur le rebord de la table de chevet.

— Tu as une toute petite mine, toi. Pourquoi es-tu triste ?

— Je n’ai pas pu voir la fée des neiges. Je me suis concentrée mais je l’ai ratée.

— Je suis sûre que non. La fée n’est peut-être pas sortie de chez elle, cette fois. C’est tout.

— Et c’est où, chez elle ?

— Au pied de l’étoile polaire. Elle va s’allumer bientôt. Suis-là du regard, sans songer à rien et la magie fera le reste.

La fillette se remit à la fenêtre et regarda l’étoile polaire qui s’allumait dans la nuit. Elle la regarda, regarda et se sentit soudain toute légère. La fenêtre s’ouvrit toute seule et Kaëllyna s’envola. Elle passa à toute vitesse au-dessus des villages, des champs et des rivières, en suivant toujours la lumière de l’étoile polaire.

Puis aussi vite qu’elle s’était envolée, elle redescendit vers la terre enneigée, juste sous la lumière de l’étoile polaire. Là, elle vit une petite maison en bois toute jolie, aux volets bleus, aux encadrements dorés et à la porte rouge. La porte s’ouvrit sur une belle dame aux ailes bleues ornées de brillants et d’améthystes, au visage de neige et aux cheveux argentés. La fée des neiges.

Émue, Kaëllyna la salua. L’instant suivant, elle dansait une ronde avec la fée. Elle riait, riait et la fée riait aussi, de sa voix feutrée. Bien au chaud dans son lit, la petite fille riait dans son sommeil, son visage illuminé de bonheur, et la fée avait repris sa place au pied de la lampe.

En passant

21 jours avant Yule


Allyorn et Tirina

Gwladys Ithilindil Sarie

Dans le royaume de Farn, le sorcier royal Mevren avait un énorme problème : le prince Allyorn et la princesse Tirina ne s’entendaient pas du tout et c’était un problème vu qu’ils devaient se marier. Ils se détestaient cordialement, se cherchaient querelle du matin au soir en s’envoyant des noms d’oiseau :

— Espèce de buse ! criait Tirina.

— Sale bécasse ! Répliquait Allyorn.

Les domestiques, les courtisans et tout le peuple du château ne les supportaient plus. Même le roi finit par en être agacé. N’en pouvant plus, il demanda à Mevren d’y remédier.

Le sorcier essaya divers charmes et sortilèges pour les réconcilier, en vain. Il ne savait quoi faire car, contrairement à ce qu’il escomptait, leur haine se décupla au lieu de disparaître. Heureusement, il restait une solution. La seule…

— Passer deux mois avec cette oie dans la Forêt de Mallow ? Vous n’êtes pas sérieux ?

Les éclats de voix du prince résonnèrent longtemps dans la grande salle où le roi l’avait convoqué. La princesse, mécontente elle aussi, se contenta de croiser les bras et de froncer les sourcils. Le roi prit son air le plus solennel et le plus sévère pour annoncer que sa décision était irrévocable et qu’il ne leur demandait pas leur avis. Allyorn et Tirina eurent beau rouspéter, supplier et marchander, le jour même ils partirent en carrosse jusqu’à la Forêt de Mallow.

Cette dernière était l’endroit le plus secret et le plus isolé de Farn. Les gens n’en parlaient qu’à mots couverts, en chuchotant et avec une certaine crainte. Elle se trouvait dans une vallée étroite, dominée par de grandes montagnes grises. Les arbres étaient si rapprochés qu’ils formaient comme un mur. Sous les arbres, il faisait presque nuit car les rayons du soleil avait du mal à percer. Personne n’y habitait hormis les animaux sauvages et les génies de la forêt.

Tirina était si effrayée qu’elle se colla contre Allyorn. Le prince, pas très rassuré lui non plus, il faut le dire, la serra dans ses bras. Ce bref intermède ne dura que quelques secondes. Très vite, ils se disputèrent comme des chiffonniers. Le cocher soupira. L’entente entre ces deux-là était loin d’être gagnée.

Un mois passa. Le prince avait construit une cabane pour lui et une hutte pour la princesse car il était hors de question qu’ils habitent ensemble. Seulement, les génies ne l’entendirent pas de cette oreille. Ils détruirent la hutte à peine construite. Allyorn en reconstruisit une. Les génies la détruirent à nouveau. Ce manège recommença encore une fois. Allyorn abandonna et accepta d’accueillir Tirina dans sa cabane mais cohabiter dans un espace aussi réduit ne les aida pas à se réconcilier. Alors les génies décidèrent de les obliger à s’allier pour une cause commune. Voici comment ils s’y prirent : il n’y avait qu’une seule issue pour entrer et sortir de la vallée. Ils firent tout simplement tomber de vieux arbres malades sur le chemin pour le barrer puis ils invoquèrent la Bête Sauvage et lui demandèrent d’effrayer Allyorn et Tirina en s’arrangea pour les obliger à s’allier l’un à l’autre.

Tirina revenait à la cabane avec un fagot de bois. Soudain, une silhouette gigantesque cacha le peu de soleil qu’on apercevait de la forêt. La princesse leva les yeux et se pétrifia d’horreur. Une bête hybride à tête humaine, corps de lion et de dragon la toisait de toute sa hauteur. Tirina hurla de terreur en reculant, avant de reprendre ses esprits, de lâcher son fagot et d’attraper un gros bâton qui trainait là. Elle n’avait pas appris qu’à coudre et à danser dans son enfance, elle s’était également exercée aux arts du combat, à l’escrime surtout. Elle se précipita en hurlant, férocement cette fois, le bâton prêt à s’abattre. Un mouvement d’aile l’envoya planer à trois mètres. Elle s’écrasa sur l’herbe en pleurant de douleur.

Entendant des cris, Allyorn prit son épée et sortit précipitamment. Il attaqua la Bête mais celle-ci l’esquiva et sa queue de lion cingla son visage. Le prince porta la main à son visage en criant de douleur.

La princesse se releva et attaqua à nouveau. Cette fois encore, son coup n’atteignit pas le monstre. Le prince eut alors une idée. Elle lui répugnait mais il ne voyait pas d’autre solution. Il devait en parler au plus vite à sa compagne et espérer qu’elle accepte.

— Tirina ! Cria-t-il. J’ai une solution pour vaincre ce monstre !

Surprise qu’il l’appelle par son prénom, Tirina ne répondit pas immédiatement.

— Et c’est quoi cette solution ? Dis-la vite !

—Unissons-nous et attaquons-le ensemble. Nous ne pourrons pas le vaincre autrement.

—D’accord, essayons.

L’idée d’Allyorn fonctionna à merveille. Ils attaquèrent la Bête Sauvage en même temps et l’assommèrent du premier coup. Heureux, le prince et la princesse s jetèrent dans les bras l’un de l’autre. Cette fois ils ne séparèrent pas avec un air gêné et une forte envie de s’insulter. Non, ils se sourirent et se remercièrent mutuellement. Les jours suivants, ils apprirent à se connaître et à s’apprécier.

Maintenant, ils sont de retour au château. Entre eux, ce n’est pas encore le grand amour mais, qui sait ? de l’amitié à l’amour, il n’y a qu’un pas à franchir.

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Merci de respecter les droits d’auteur.

En passant

22 jours avant Yule


La petite histoire du jour :). Merci encore de respecter les droits de l’auteur, c’est-à-dire moi, et de toujours associer mon nom à cette histoire si vous la partagez ^^.

Le rouge-gorge

Gwladys Ithilindil Sarie

L’hiver était arrivé plus tôt que d’habitude, cette année-là. Le village au creux des collines était enseveli par la neige, on en devinait les maisons que grâce aux fumées sortant des cheminées et des fenêtres illuminées.

Opalyne rentrait chez elle, dans une des maisons du village, après avoir patiné tout l’après-midi sur le lac gelé. Ses après-ski crissaient sur le chemin enneigé et elle s’amusait à appuyer fortement ses pas pour faire de belles empreintes.

La fillette était toute joyeuse parce que ses cousins et cousines allaient bientôt venir pour passer les fêtes de fin d’années à la maison. Beaucoup de jeux et de rires étaient à prévoir.

En chantant des airs de Noël, elle arriva en vue de son jardin et là, sur un des piquets en bois du portillon, elle rencontra un petit rouge-gorge. Il avait gonflé ses plumes pour avoir plus chaud et cachait son bec sous son aile. Opalyne se tut pour le regarder dormir sans le réveiller.

Le rouge-gorge se réveilla, peut-être réveillé par un sixième sens ou une voix inaudible par la petite fille. Il se tint un instant immobile, à regarder Opalyne. Ce fut un moment magique, la fillette le comprit très bien. La joie dans son cœur se fit plus profonde encore. Puis l’oiseau s’envola pour aller se percher sur un arbre un peu plus loin et Opalyne remonta l’allée jusqu’à sa maison en sautillant.

23 jours avant Yule


Deuxième histoire de mon calendrier de l’Avent païen. Encore une fois, merci de respecter mon travail, d’associer mon nom (Gwladys Sarie ou Gwladys Ithilindil Sarie) à ce texte et de me demander la permission avant de la partager. J’ajoute que n’ayant que quelques heures pour écrire l’histoire, je n’ai pas eu le temps de la corriger. C’est donc une version brute que je vous livre. J’espère que vous vous plairez quand même à la lire.

 

La clef du bonheur

Gwladys Ithilindil Sarie

Gwylim posa la lettre sur l’îlot central, la considéra un instant avec perplexité. Écrite de la main de sa grand-mère sur une page arrachée d’un vieux cahier d’écolier, elle lui avait délivré le message suivant :

Dans cette maison, tu trouveras ce qui te

rendra heureux. Cherche bien.

Que la lettre soit de sa grand-mère, il en était sûr. Il connaissait son écriture par cœur. Il était moins certain qu’elle lui était destinée en revanche, puisqu’elle n’était adressée à personne mais comme il l’avait trouvée, lui, en rangeant la commode sous l’escalier, il avait décidé que oui.

Ainsi, il y avait quelque chose qui lui apporterait le bonheur dans cette maison ? Soit, il allait chercher. Il n’avait rien de mieux à faire, cela lui ferait passer le temps. Il décida de procéder de façon méthodique, par les pièces où ils n’allaient quasiment jamais, à commencer par la cave.

Petit, il avait une peur bleue d’aller dans cet endroit sombre et humide. Il croyait que des monstres tapis dans le noir allaient lui sauter dessus. Si ce n’était pas des monstres, c’était sans aucun doute les souris et les rats. Les petits bruits qu’il n’arrivait pas à voir ni à identifier le terrorisaient. Sa grand-mère ou son grand-père venait après lui et allumait la petite ampoule blafarde mais même cette lumière ne le rassurait pas. Il ne quittait pas son grand-parent d’un pouce et était soulagé quand il remontait enfin.

Même à l’âge adulte, il évitait autant que possible de s’y rendre. Cette fois, il n’avait pas le choix. Il alluma la lumière. La cave ne lui parut plus si impressionnante. Ses yeux d’adulte la voyaient comme elle était vraiment, une petite pièce quelconque avec de vieilles étagères, de vieux meubles, d’anciens bocaux, etc. A priori, il n’y avait rien de spécial. Cependant, Gwylim ne voulut pas remonter sans avoir fouillé un peu.

Sur une étagère, derrière de gros bocaux vides, il trouva une petite boîte qu’il ouvrit sur le champ. Dedans, il y avait une photo de sa mère et de lui bébé. Tous deux souriaient, visiblement heureux. Il possédait peu de photos de sa mère, décédée quand il était tout petit, et encore moins de sa mère et lui ensemble. Ému, il mit la photographie dans sa poche.

Ses recherches le menèrent dans le grand salon au rez-de-chaussée. Depuis le décès de sa grand-mère, Gwylim n’y avait plus mis les pieds sauf, une fois par an pour faire le ménage. Le grand salon était la plus grande pièce de la maison et ses grands-parents y donnaient des bals et de grandes réceptions. Lui quand il invitait des amis se contentait de la salle à manger avec la cuisine ouverte.

Il doutait encore plus de trouver quelque chose dans cette pièce que dans la cave car il y avait fait le ménage plusieurs fois et n’avait jamais rien trouvé de spécial. Il crut entendre la voix de son aïeule : « C’est parce que tu n’étais pas là pour chercher mais pour faire le ménage. Même si tu avais trouvé quelque chose, tu ne t’en serais pas aperçu. »

Elle avait raison. En fouillant dans le buffet et l’armoire, il dénicha un vieil album de famille et le feuilleta. Certaines photos lui rappelèrent des souvenirs longtemps enfouis dans un recoin de son esprit. Souvenirs heureux ou souvenirs tristes, poignants ou ridicules, peu importait. Cet album était un beau cadeau. L’autre découverte fut la chevalière de son grand-père.

Il se remémora… Le vieil homme l’avait perdue quand Gwylim était petit garçon. C’était un été et il l’avait retirée pour faire un travail quelconque. Le jeune homme ne se souvenait plus bien comment la chose s’était déroulée. En tout cas, son grand-père l’avait perdue ce jour-là et ne l’avait jamais retrouvée. Cela avait été son grand regret d’ailleurs, car cette bague était son trésor, héritage de son père, de son grand-père et de son arrière-grand-père. Il sourit et adressa un salut mental à son grand-père en mettant la chevalière à son majeur gauche.

Les recherches dans le reste de la maison, au grenier, puis dans la chambre de ses grands-parents et surtout dans la chambre d’enfance de sa mère, il trouva d’autres petits trésors familiaux dont le journal intime de sa mère.

Il découvrit tout l’amour que sa mère lui avait porté, il apprit à la connaître à travers l’adulte, l’adolescente et la petite fille qu’elle avait été. Il pleura, rit, se fit songeur et ressentit un profond apaisement dans son âme.

Ces petits trésors familiaux, il les réunit dans son bureau afin de les avoir toujours avec lui. Alors qu’il sortait du bureau, il s’immobilisa, traversé par une illumination. Il avait compris le message de sa grand-mère.

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