L’angora turc, un chat plein d’élégance


Arrivé en Europe au 17e siècle, l’angora turc a très vite conquis les nobles et les têtes couronnées. De Louis XIII à Louis XVI, les rois de France ont eu un angora turc, notamment Brillant le chat de Louis XV. Les raisons de ce succès sont nombreuses.

Avez-vous déjà vu un angora turc en vrai ? Si vous faites partie des chanceux comme moi, vous avez sans doute pu voir son élégance et sa finesse. Sa beauté est indéniable. J’ai eu l’occasion d’en voir lors d’une exposition féline et j’ai été tout de suite séduite par son allure, sa petite tête triangulaire et sa douceur, au propre comme au figuré.

Son origine et son histoire

L’angora turc est une race naturelle, c’est-à-dire qu’elle s’est développée seule sans l’intervention de l’homme, et qui est connue en Orient depuis au moins 2000 ans. Le premier empereur romain, Auguste Octave avait une chatte blanche aux yeux or qu’il décrivait comme délicate, raffinée, noble et indépendante d’esprit. Les angoras turcs blancs avaient la faveur des riches marchands car ils représentaient pour eux la richesse, la finesse et la pureté.

Autour de 1620, l’explorateur italien Pietro Della Valle est le premier à décrire cette race et le naturaliste français Nicolas-Claude Fabri de Pereisc en ramena quelques spécimens de Turquie, devenant ainsi le premier éleveur de la race en Europe et l’angora turc devenant le premier chat à poils longs à arriver en Europe. C’est parce que ces chats venaient de Turquie qu’on appela la race angora turc (Angora étant l’ancien nom d’Ankara, la capitale turque). Toutefois, cela ne signifie pas qu’on ne les retrouve que dans ce seul pays, des individus existent aussi en Syrie et en Perse. Ce dernier point a fait dire que la race persane venait de Perse mais il n’en est rien, d’après les études génétiques. La race persane est apparue bien plus tard, au cours du XIXe siècle et est issue du croisement entre l’angora turc et le chat domestique anglais par excellence, le british shorthair.

L’angora est le nom qu’on donne à l’ensemble des animaux à poils mi-longs (lapin angora, chèvre angora…).

L’angora turc serait à l’origine de toutes les races de chats à poils longs ou mi-longs d’Europe et d’Amérique. La région d’Ankara étant très froide en hiver, il n’est pas idiot de penser que ces chats ont développé ces longs poils pour se protéger. De là, ils se seraient répandu sur tout le continent eurasien, se mélangeant à des chats sauvages locaux et donnant naissance à de nouvelles races naturelles comme le sibérien ou le norvégien. Plus tard, des spécimens apportés en Amérique seraient à l’origine du maine coon. Cependant, les éleveurs et passionnés du sibérien sont d’avis que c’est ce dernier qui est à l’origine des races à poils longs ou mi-longs, qu’il a développé sa robe à trois épaisseurs pour se protéger du froid sibérien. Il est aussi possible que les deux races se sont influencées l’une l’autre ou créées en même temps.

Quoi qu’il en soit l’angora turc a fasciné les européens dès son arrivée. Il a fait l’objet de descriptions naturalistes, notamment par Buffon dans son Histoire Naturelle (« le chat d’angora tout blanc et à longs poils ») ou de Linné qui le nomme cattus angorensis pour le distinguer du chartreux et du chat domestique, et a fasciné toute l’aristocratie européenne, surtout la française. Ainsi Richelieu en possédait 14 et les rois de Louis XIII à Louis XVI en avaient aussi car ces chats étaient des objets de luxe. Marie-Antoinette en avait plusieurs et les envoya en Amérique avant d’être arrêtée. C’est de cette manière que la race arriva au Nouveau Monde et qu’en se croisant avec les chats locaux à poils courts elle donna naissance au maine coon. Son élégance attira aussi les peintres les plus célèbres. Bachelier, Courbet et d’autres grands peintres n’ont pas hésité à le représenter.

En Angleterre, il fut croisé avec le british shorthair, comme mentionné plus haut, et donna naissance au persan auquel il transmit le gène poils longs mais victime du succès de ce dernier, il faillit disparaître. Il fut même en voie d’extinction après la Seconde Guerre Mondiale. Craignant de voir disparaître cette race ancestrale, les Turcs décidèrent de le protéger et accueillirent des individus au zoo d’Ankara.

Au milieu du XXe siècle, des éleveurs européens et américains importèrent des angoras turcs de Turquie où la race est toujours protégée actuellement. On retrouve parmi ces chats et ancêtres de nos angoras turcs, les chats Yildiz et Yildizcik du zoo d’Ankara. Toutefois, il faut attendre les années 70 pour que la race connaisse un véritable essor. Les premiers sujets furent enregistrés à la CFA en 1970 et en 1973 cette même instance reconnaît la race. En 1988, c’est au tour de la FIFé de la reconnaître. Cependant, la race reste rare et peu connue.

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Description et caractère

 

Quand on parle d’angora turc, les gens imaginent un chat blanc comme celui de la photo ci-dessus et c’est vrai que beaucoup ressemblent à cela car son standard n’acceptait que le blanc aux yeux bleus au début. Désormais le premier critère du standard concerne sa robe qui doit être fine, soyeuse et vaporeuse. On dit que son pelage est plumeux, fin et soyeux. (Je confirme, c’est tellement doux au toucher !)

C’est un chat de taille moyenne, pesant entre 2,5 et 5 kg, à l’ossature légère et fine. Il a une silhouette fine et élancée, de type foreign (comme le bleu russe ou l’abyssin) et semble plus gros qu’il n’est en réalité à cause de son épaisse fourrure à poils mi-longs et sans sous-poils. Son élégance unique doit primer sur toutes les autres caractéristiques. C’est un chat royal, ne l’oublions pas !

On retrouve chez lui plusieurs couleurs de robe en plus du blanc. En voici des échantillons (rien que pour le régal des yeux ^^) :

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angora turc noir (Ébène de la Vallée de Göreme)

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angora turc bleu

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black tortie smoke

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bleu silver

L’angora turc est aussi un chat curieux avec un fort tempérament, un esprit libre et est indépendant (tiens ! n’est-ce pas ce que disait Octave par rapport à sa chatte ?). Il est aussi très affectueux et aime se percher sur vos épaules, vous suivre dans tous vos déplacements et discuter avec vous. Avec un angora turc, on ne se sent plus jamais seul !

Allez, pour terminer, d’autres photos de ce chat magnifique :

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Résultat de recherche d'images pour "angora turc"" (trouvée sur Pinterest)Résultat de recherche d'images pour "angora turc""

En passant

Mes petits fauves


J’ai créé un site pour parler de mes chats. Pour en savoir, suivez ce lien 😊.

Pourquoi un autre site ? Tout simplement pour en avoir un spécifiquement consacré à mes chats et pour garder à celui-ci son âme. Mon Grimoire est un reflet de ma personnalité, j’y parle de ce que j’aime ou de ce qui me tient à coeur.

En passant

Les yeux de Miyu ou comment j’ai réussi à soigner son oeil malade


Avertissement : Je ne suis pas vétérinaire et je ne cherche pas à me substituer à un professionnel. Cet article est une expérience que je souhaite partager pour vous redonner espoir si vous vous trouvez dans le même cas. Si l’état de votre chat se dégrade ou au moindre doute, consultez un vétérinaire.

J’ai plusieurs chats dont une adorable minette aux yeux joyaux, Miyu. Miyu a les yeux aigue-marine, des poils blancs avec des rayures beige B sur les flancs, un dos un peu plus sombre et une queue rayée de blanc et de noir. Grâce à ces couleurs, elle n’est pas sourde, ce qui arrive fréquemment aux chats blancs aux yeux bleus. Petit détail marrant, ses stries ne sont pas les mêmes sur son flanc gauche que sur le droit. D’un côté, ce sont des rayures ; de l’autre, selon l’angle où on la regarde, ce sont des spots. C’est pour cela que je la surnomme mon « petit léopard des neiges » ou ma « panthère des neiges miniature. » Vous vous en doutez, je l’adore et son bien-être est au coeur de mes préoccupations. Quand elle a eu son problème à son oeil gauche, je me suis tout de suite inquiétée et j’ai aussitôt cherché ce qu’elle avait pour la soigner. Après de nombreuses recherches et des soins, j’ai réussi à la guérir. Cet article vous montrera comment j’ai procédé.

Découverte du problème

Un matin, je découvre que l’oeil gauche de Miyu est en train de changer de couleur, que d’aigue-marine, il devient gris-vert. En plus de cela, cela faisait quelques jours que je sentais son poil moins doux et soyeux que d’habitude. Je ne m’étais pas inquiétée à ce sujet car elle était toujours active et joyeuse. Ma petite Miyunette est une chatte bonne vivante, affectueuse, vive et intelligente (une chatte en or ^^). Quand j’ai vu l’état de son oeil, je n’ai pas pu faire autrement que réagir.

Mes recherches

Pour comprendre ce que Miyu pouvait avoir et savoir si d’autres propriétaires de chats avaient connu le même problème et si oui s’ils avaient pu les guérir, j’ai fait beaucoup beaucoup de recherches sur Internet. Autant vous dire que je n’ai rien trouvé sauf de quoi m’angoisser encore plus. Il y en a quand même eu qui m’ont redonné un peu espoir, heureusement. Je profite de cet article pour pousser ma gueulante contre ces articles et posts de forum hyper alarmistes qui vous promettent le décès inéluctable de votre minou à chaque fois que ledit Mistigri a un bobo ou sort dehors. Bien sûr qu’il faut être prudent et ne pas hésiter à emmener votre boule de poils d’amour chez son vétérinaire lorsque c’est nécessaire et ce mot est très important, y aller quand c’est nécessaire ou urgent, oui, pour le moindre bobo, non ! Après avoir compilé tous les sites qui traitaient plus ou moins du sujet qui m’intéressait, je pris du recul pour réfléchir.

Mes réflexions

Je ne vais pas vous mentir, j’ai vécu des moments de doute affreux et d’angoisse. L’oeil de Miyu devenait jaune-vert et cela ne me disait rien qui vaille mais comme elle n’a pas encore un an, je tentais de me rassurer en me disant qu’il était simplement en train de prendre sa couleur définitive et comme l’autre restait bleu, je me faisais lentement à l’idée qu’elle aurait les yeux vairons. Après tout, c’est joli aussi ! ♡ Tout de moi, je ne parvenais pas à m’ôter de la tête que ça ne tournait pas rond. Il a fallu que j’examine ses yeux sous plusieurs angles pour me convaincre que son oeil « malade » n’était pas devenu opaque. J’ai ensuite relativisé car même s’il n’était plus de la même couleur , son oeil gauche réagissait comme l’autre. La pupille rétrécissait ou grossissait selon la luminosité. J’ai aussi observé attentivement son état général. Elle n’avait pas maigri, son petit ventre n’était pas anormalement gonflé. Elle mangeait avec son appétit habituel et sortait autant qu’avant. Le seul petit bémol était qu’elle jouait un tout peu moins qu’à l’accoutumée.

Ma décision

Je n’ai pas contacté de vétérinaire, même si j’en ai eu envie plusieurs fois. Je ne l’ai pas fait pour deux raisons. La première étant que pour ce genre de problème et pour avoir un diagnostic sûr, il faut consulter un vétérinaire ophtalmologiste et qu’il n’y en a pas autour de chez moi. La seconde concerne le coût de la consultation. Déjà qu’une simple consultation chez un vétérinaire est chère, la consultation chez un vétérinaire spécialisé est hors-de-prix. J’adore Miyu et chacun de mes chats et c’est une dépense que j’aurais envisagé sérieusement si cela avait été nécessaire. Là, cela ne l’était clairement pas. J’ai préféré agir sur son état général et utiliser des remèdes naturels pour booster son système immunitaire (tout en gardant en tête l’option véto si son état se dégradait ou ne s’améliorait pas).

Mon programme de soins

Avant tout, je tiens à préciser que cela fait des années que j’étudie en autodidacte comment nourrir et soigner mes chats en leur garantissant un bien-être et une santé optimaux. Pour m’aider dans ce projet, j’ai consulté le livre de Marie-France Muller médecines douces pour animaux et le site catpapattes, entre autres.

En ce qui concerne le problème de Miyu, j’ai choisi de soigner son organisme tout entier plutôt que de me focaliser sur son oeil uniquement car je pars du principe que s’il y a un problème à un endroit c’est qu’il y a un affaiblissement de l’organisme, même léger. Comme je l’ai dit plus haut, Miyu avait pourtant l’air en bonne santé, j’ai juste voulu la booster. Voilà mon programme de soins :

1) Soins des yeux

Deux à trois fois par jour pendant deux jours et demi, j’ai nettoyé son oeil avec de l’hydrolat de bleuet.

Le bleuet est connu pour soulager les inflammations oculaires. Il est antibactérien, astringent et un peu désinfectant. L’hydrolat de bleuet est utilisé pour décongestionner les yeux, pour soulager les yeux irrités ou pour soigner les conjonctivites.

Outre ce traitement, j’ai nettoyé son oeil avec de l’eau (de source ou filtrée) additionnée de chlorure de magnésium (nigari), la pointe d’un couteau dans 1/4 de verre d’eau. Le chlorure de magnésium a de nombreuses vertus (d’ailleurs, Marie-France Muller en parle dans le livre que j’ai cité plus haut 😉 ), notamment, il active les défenses immunitaires et il aide l’organisme à lutter contre diverses infections.

2) Soins détox

Miyu est une minette formidable. Elle sait quand elle a besoin d’être soignée et me fait totalement confiance. Aussi a-t-elle pris le traitement que je lui proposais. Elle est intelligente, également, et l’a refusé quand elle a compris que cela ne lui était plus utile. Ce traitement simple consistait à lui faire boire de l’eau agrémentée d’argile verte. Les argiles sont pleines de bienfaits et je vous invite à consulter ce site : la fabuleuse argile pour les chiens et les chats pour en savoir plus.

Un deuxième soin a été de lui caresser les poils avec du vinaigre de cidre bio. Il est primordial que le vinaigre soit bio car le chat se lèche et en avale fatalement. Cela a du bon, non seulement parce que cela contribue à le déparasiter et aussi parce que ça rend son poils plus doux. En tout cas, c’est ce que j’ai vu avec Miyu.

Alternativement, je lui faisais avaler une pâte à base d’huile de coco ramollie (pas nécessairement désodorisée car mes chats aiment son odeur) additionnée un tout petit peu de curcuma, de gingembre et de poivre. Elle acceptait de l’avaler le matin, à jeun, tant qu’elle en sentait le besoin.

Ma conclusion

Après deux jours et demi de soins et d’inquiétude, Miyu a retrouvé son bel oeil bleu et a recommencé à jouer avec entrain. Je ne peux affirmer avec certitude que ce sont mes remèdes qui l’ont guérie car il est possible qu’elle se soit tout bonnement auto-guérie. Cela ne lui a pas fait de mal et, de toute façon, je ne pouvais pas rester sans rien faire.

Je suis persuadée que l’attention et l’amour que je lui ai prodigués l’ont aidée à se battre. Autre chose, elle mange bio ou au moins naturel et ne souffre pas des problèmes inhérents à la malbouffe.

Et maintenant, une petite photo de la fameuse Miyu ♥♥♥ 🙂

(Photo prise quelques jours après sa guérison. Qui pourrait dire que son oeil a eu un problème ?)

En passant

Le guépard


nature cat wild fast

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Chers lecteurs, l’heure est grave. Le mammifère le plus rapide du monde est en train de disparaître. Aimerions-nous vivre dans un monde où le guépard est absent?

Vous savez tous ce qu’est un guépard, je suppose. Il suffit de voir une photo pour le reconnaître. Impossible de le confondre avec le lion, peut-être un peu plus avec le léopard, tacheté lui aussi. Pour faire la différence, rien ne vaut une bonne connaissance de l’animal.

Plus

En passant

Le chat de maison


comprendre votre chat

 Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler d’une race de chat domestique ou d’une espèce de chat sauvage, mais d’un chat bien connu de tous, le chat de maison. Aussi appelé chat de gouttière ou chat de ferme (selon l’endroit où il est né / où il vit), c’est le chat que tout le monde croise un jour dans sa vie ou possède (a possédé). Il mérite totalement un article sur lui.

Le chat de maison n’a pas de standard, c’est-à-dire qu’il n’y a aucune norme qui précise comment il doit être. C’est pour cela qu’un chat domestique peut aussi bien ressembler à ceci :

img_20180501_163710-1466846535.jpg

(chat du jardin des clogs dans les Hautes-Pyrénées) Plus

Le chat haret


All-focus

On le connaît tous, on en a tous au moins vu un dans notre vie. Chat bohème, son exemple le plus parlant est Thomas O’Malley dans les Aristochats.

Le chat haret n’est pas une race. N’importe quel chat peut être haret, même si la plupart du temps il s’agit d’un chat de type européen. Il vit indépendamment de l’homme, sans le craindre car ce n’est pas non plus un chat sauvage véritable.

Le chat haret est un chat domestique (felis silvestris catus) retourné à l’état sauvage. Le vrai chat sauvage européen (felis silvestris silvestris) est une espèce à part entière et totalement différente.

Exemple d’un chat haret

Voici Sirona, une petite chatte brown tabby à poils courts qui vit chez moi dans le Lot. C’est une chatte haret.

Exemple d’un chat sauvage européen :

felis silvestris silvestris in Kiev zoo

(Source Zoochat felis silvestris silvestris au zoo de Kiev) 

Le chat haret est donc un chat domestique retourné à l’étage sauvage, ce pour diverses raisons. Souvent, c’est suite à un mauvais contact avec l’être humain, mauvais traitements, abandon… et cette aversion envers l’espèce humaine se transmet aux générations suivantes. Les chats redevenus sauvages ne se laissent pas approcher par les humains ou très difficilement et il est quasiment impossible de les réapprivoiser, comme si le retour à l’état sauvage était irréversible. Leur mode de vie rejoint celle du chat sauvage européen (felis silvestris silvestris), ils sont souvent solitaires, vivent de la chasse et évitent au maximum les habitations.  Le chat haret peut aussi vivre en petit clan dont les membres sont liés par des liens familiaux. Cependant, ces groupes ne sont pas stables car la chasse, qui est indispensable pour la survie des chats, est chez eux une activité solitaire.

Il ne faut pas les confondre avec les chats errants. Ces derniers sont plutôt urbains et conservent un contact avec les humains. Contrairement aux chats harets, ils ne dépendent pas de la chasse pour survivre mais de l’aide humaine, de la distribution de nourriture, des restes, des poubelles… Ils vivent souvent en groupe, dans des lieux où la nourriture est abondante. (Thomas O’Malley des Aristochats serait-il un chat errant dans ce cas ?).  Ils sont aisément apprivoisables et certains, moins peureux, chercheront à se faire adopter. Ils sont aussi souvent malades (coryza).

street dirty car cats

Photo by Ghost Presenter on Pexels.com

Bon à savoir : Depuis 1987, le chat haret ne peut plus être chassé en France, il a été retiré de la liste des nuisibles. 

 

En passant

Le Bobtail Japonais


Dans cet article, j’allie mon amour profond des chats à mon amour tout aussi profond du Japon, en parlant d’une race typiquement japonaise, le Bobtail Japonais. Comportement, apparence, caractère… vous saurez tout sur ce chat porte-bonheur.

Le Bobtail Japonais, aussi couramment appelé Japanese Bobtail, est le chat manekineko, le chat porte-bonheur qu’on trouve dans les restaurants asiatiques.

Apparence

Le Bobtail Japonais est gracieux, avec un corps longiligne, des poils courts ou longs, soyeux et doux. Il est de taille moyenne (30 à 35 cm) et pèse entre 2,5 et 4,5 kg. Ses pattes arrières sont plus longues que celles de devant, sa tête a une forme triangulaire caractéristique avec des pommettes hautes. Il porte ses oreilles dressées droites, mais légèrement courbées vers l’avant. Ses grands yeux, fréquemment vairons, ont la forme d’une amande (chat asiatique oblige ? 😜). Cependant, sa principale caractéristique c’est sa queue en pompon. Issue d’une mutation génétique, elle s’enroule sur elle-même et est couverte de longs poils. Franchement, on a l’impression de voir une queue de lapin.

Couleur de robe : Le pelage du Bobtail Japonais peut être blanche, rousse, bicolore, noire ou tricolore (mi-ke = noire, rousse et blanche), la préférée des Japonais et celle utilisée pour les manekineko.

Magnifique Bobtail Japonais mi-ke (tricolore).

Caractère

Ce n’est pas pour rien que le manekineko, chat porte-bonheur, est un Bobtail Japonais car il respire le bonheur et la joie de vivre.

Joyeux, plein de bonhomie, joueur et espiègle, le Bobtail Japonais a besoin de l’attention de sa famille, qu’il lui rend avec toute l’affection et la tendresse qui le caractérise.

Il est toujours de bonne humeur, ne boude jamais. S’il se sent délaissé, il ne récrimine pas en miaulant, il s’attriste (ce qui est peut-être pire à mon sens).

Vif et intelligent, il se dépense quotidiennement et il adore apprendre des tours. C’est en outre un chat qui possède une facilité d’adaptation surprenante.

Conditions de vie et entretien

Le Bobtail Japonais est facile à vivre. Il est aussi heureux dans une maison avec jardin que dans un appartement. C’est autant un chat d’extérieur que d’intérieur. Il faut juste lui permettre de sortir tous les jours. Il peut vivre avec des enfants, accepte bien les autres animaux et les étrangers.

Pour son bien-être, donnez-lui des jouets. Il se défoulera dessus s’il ne peut pas sortir et cela le maintiendra en éveil, très bon pour son intelligence. Ah ! J’allais oublier, il aime bien l’eau.

Son entretien est facile, un brossage par semaine suffit. Pour les maniaques, privilégiez la version à poils courts qui perd très peu ses poils car la mue de celle à poils longs est plus importante. Utilisez une brosse souple pour préserver la beauté de son poil et n’hésitez pas à le toiletter de temps en temps et à inspecter ses oreilles, histoire de voir si elles ne s’infectent pas.

Coût d’entretien annuel : 300 à 450 €.

Santé et espérance de vie

Robuste, le Bobtail Japonais est un chat qui ne présente aucune maladie héréditaire à ce jour. Comme beaucoup de chats, il est recommandé de le vacciner contre le coryza, la leucose, le typhus et la rage.

Son espérance de vie est de 15 ans en moyenne.

Alimentation

Selon son mode de vie, ses rations seront plus ou moins importantes. Il s’accomode très bien de pâtées ou de croquettes d’excellente qualité, si elles répondent à ses besoins nutritionnels et si elles sont humidifiées.

Historique

La présence du Bobtail au Japon est très ancienne. Venu du continent asiatique, de Chine ou de Corée il y a plus de mille ans, il a su se faire accepter et aimer au point d’être représenté sur les peintures.

Peinture chinoise avec des chats dont au moins un Bobtail.

Peinture japonaise représentant des Bobtails.

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, l’Occident a connu cette race pour la première fois.

En 1968, une Américaine, Elizabeth Freret, éleveuse de son état, importa trois spécimens puis d’autres. Tous avaient la même queue enroulée. La race fut reconnue en 1976 aux USA et dans les années 80 en Europe.

Coût d’achat

Vous avez craqué, c’est un Bobtail Japonais qui fera partie de votre vie désormais . À présent, il faut casser la tirelire. Un Bobtail Japonais coûte entre 800 et 1100 €.

Conclusion

Je pense avoir fait le tour de ce qu’il y avait à savoir sur ce merveilleux chat. Insisterais-je jamais assez sur sa gentillesse, sa gaieté et sa facilité. Il convient très bien aux débutants, pour peu que ces derniers lui donnent toute l’attention dont il a besoin.

Deux adorables chatons Bobtails pour terminer par une touche kawaii (mignonne).

(Au fait, saviez-vous que Hello Kitty était basée sur le Bobtail Japonais ?)

soigner son chat naturellement

En passant

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