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Chapitre 1 (suite et fin)


(suite de Chapitre 1 (suite) et Chapitre 1 : La bibliothèque privée de Mr Léon Feuillette)

Un long cri strident retentit dans le manoir. Cet hurlement affreux fit presque trembler les murs pourtant solides de l’antique demeure, figeant instantanément toute forme de vie, humaine, animale ou autre, dans la maison et alentours.

Impertubable, la petite fille blonde balançait ses jambes menues, ses pieds heurtant à intervalles réguliers la commode en brun et grenat placée contre le mur tapissé de vert à rayures dorées en face du bureau de son oncle. Le visage blême et figé de stupeur, Léon la regardait comme si elle était un fantôme.

« Mais… Mais… Que fais-tu ici, toi ? Où est Grizéla ? »

« Maman est partie, répondit la fillette sans s’émouvoir. On m’a déposée ici. »

« On t’a déposée… Qui ? Pourquoi ? Que vais-je faire de toi ? »

« Je ne connais pas le nom du conducteur du fiacre qui m’a conduite ici. Je suis venue toute seule parce que vous êtes ma seule famille désormais et vous n’aurez rien à faire de moi, je peux me débrouiller toute seule. »

« Tu n’as que neuf ans ! Tu as besoin d’un adulte pour s’occuper de toi. Je suis trop occupé. »

« Occupé à quoi ? » demanda la petite fille, curieuse.

« Je vais demander à Linette, » continua de réfléchir Léon sans l’entendre.

Voyant que son oncle ne lui prêtait plus aucune attention, Aëla descendit de son perchoir et se dirigea vers une des grandes bibliothèques où un livre attirait son attention depuis le début de son entrée. Elle se dirigea dans cette direction, les épais tapis étouffant opportunément le bruit de ses pas. Elle retint son souffle et ouvrit la porte vitrée. Heureusement, celle-ci ne fit aucun bruit et son oncle, toujours abîmé dans ses pensées, ne remarqua rien.

Il ne restait qu’à se hisser sur la pointe des pieds, à tirer sur le bras et à saisir ledit livre sans rien faire tomber. Aëla, rompue à ce genre d’exercices, le fit en un clin d’œil. Elle referma la porte et s’assit sur le tapis, le dos calé contre le bois brun grenat du meuble. Elle observa un bref instant la couverture en cuir végétal teinté de vert d’eau et agrémenté d’une peinture enchâssée dans un cadre ovale argenté. La peinture, une aquarelle, représentait un paysage fantasmagorique. Le titre était écrit en lettres argentées juste en dessous. La fillette ouvrit le livre et se plongea sans tarder dans sa lecture.

« Qu’as-tu dans tes mains ? Qui t’a permis de fouiller dans ma bibliothèque ? »

Le hurlement de Léon fit trembler les vitres de la bibliothèque. Aëla leva vers lui des yeux gris doux et impassibles. Des yeux si semblables à ceux de Grizéla, sa sœur bien-aimée. C’est sans doute grâce à cela que son irritation retomba aussitôt et qu’il ne chassa pas sa nièce de la bibliothèque.

«Ben, tonton. Tu vois bien que c’est un livre !»

L’étonnement d’Aëla était sincère. Léon ne prit pas la peine de lui répondre. Il souleva le livre qu’elle tenait dans ses mains pour en lire le titre. Sa mâchoire parut se décrocher.

«Tu ne le lis pas vraiment !» s’exclama-t-il.

«Bien sûr que si. Les gravures sont certes très belles mais j’ai passé l’âge de lire des livres d’images.»

«Enfin, ne raconte pas de bêtises ! Personne ne sait déchiffrer ces signes. D’ailleurs, je songe à m’en séparer. Il me prend de la place et ne me sert à rien.»

«Ne fais pas ça, tu risques de le regretter. Je peux le lire parce que j’ai appris l’ancien haut-elfique. »

Léon regardait sa nièce avec incrédulité. Comment une enfant aussi jeune pouvait-elle avoir appris une langue réputée être la plus complexe au monde, alors que les meilleurs linguistes s’y étaient cassé les dents ?

Aëla rendit son regard à son oncle, puis, l’air de rien, lut un passage. Les mots coulaient de sa bouche avec fluidité, prouvant à l’adulte incrédule que la fillette savait de quoi elle parlait. Sans aucune hésitation, elle traduisit le texte dans la foulée.  Les langues elfiques avaient cette particularité : il était impossible de mentir sur leur traduction ou sur leur lecture. Ainsi une personne qui n’y connaissait rien ne pouvait feindre de les parler.

Quand elle eut terminé de traduire, Aëla leva la tête. Son oncle était figé de stupeur, au point qu’elle eut peur qu’il fût transformé en statue. Cela ne dura qu’un bref instant puis l’oncle Léon sembla se transformer en tornade. Il tournoya d’étagères en étagères.

Les livres s’empilèrent sur les tables, le bureau, le sol, bref sur toutes les surfaces planes disponibles (ou pas) à la vitesse de l’éclair. Certains réintégraient leurs étagères, accompagnés d’exclamations impatientes. D’autres furent mis en tas dans un coin et les restants furent empilés dans un autre.

Aëla observait la scène, d’un air dubitatif. Une nouvelle tournée de livres fut à son tour rangée dans les étagères. Finalement, il n’en resta qu’une dizaine, tous écrits en elfique commun, haut-elfique et ancien haut-elfique, dont celui qu’Aëla était en train de lire.

La porte de la bibliothèque s’ouvrit et l’oncle Léon sortit  en coup de vent. Il revint l’instant d’après, muni d’une mallette dans laquelle il entassa les livres sélectionnés. Aëla se demandait ce qu’il allait résulter de tout ce chamboulement.

Elle n’allait pas tarder à le savoir…

 

 

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En passant

Mori kei, Mori girl/ Style de la forêt, fille de la forêt


Imaginez une fée des bois, toute vêtue des bruns et verts de la forêt. Ses robes amples se superposent les unes sur les autres. De la jolie dentelle et des empiècements confectionnés dans d’autres tissus les agrémentent. Elle a un panier rempli de fleurs, de branches, de feuilles et de fruits au bras. Cette fée pourrait très bien être une humaine vêtue à la mode Mori. 

Le style Mori (森) aussi appelé Mori kei et Mori girl/boy (selon la personne qui le porte 😝) est un style vestimentaire et de vie née en 2006-2007 au Japon.  Sur le réseau social japonais Mixi une jeune femme nommée Choco a inventé ce terme pour définir son style vestimentaire, (c’est du moins ce qui est raconté sur la plupart des sites ou blogs parlant du style Mori, cependant au moins un autre raconte que c’est une jeune femme anonyme du réseau social Mixi qui a créé ce terme pour définir le style de la chanteuse Choco. N’ayant pas trouvé de traces de cette chanteuse et constatant que la majorité des sites tendent à suivre la première version j’ai tendance à faire de même, mais à vérifier). Très vite, le terme et le style a fait des émules et de confidentiel est devenu mondialement connu.

Le style vestimentaire de la forêt

En japonais, Mori signifie forêt. Une Mori girl, c’est donc une fille de la forêt.

Une Mori girl aime les vêtements amples, en matières naturelles comme le coton, la laine, le lin… les vêtements qui sont confortables. Les vêtements sont souvent des jupes, jupons et robes en couches superposées (le fameux layering qui est la marque de fabrique du style). Les couleurs rappellent celles qu’on pourrait trouver en forêt, rien de flashy donc, plutôt des couleurs douces, le vert, le brun et le rouge bordeau étant les favorites.

Une fille de la forêt semble sortir d’un conte de fées avec ses robes et jupes superposées et décorées de motifs et d’ajouts rétro et pittoresques. Une Mori girl ne cherche pas à séduire, elle s’habille pour elle-même, parce que ces vêtements lui plaisent et qu’elle se sent à l’aise dedans.

Ci-dessous quelques exemples de vêtements mori :

 

 

 

 

 

 

 

(vêtements de ma penderie et de celle de ma soeur^^)

Je les adore, les tissus ont un contact doux et ils sont tellement agréables à porter 😍. On s’y sent vraiment à l’aise.

Voilà d’autres images pour parfaire votre idée du style :

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(trouvée sur That Little Mori Girl)

 

 

 

 

 

 

 

(empruntées sur Epbot)

 

Le style de vie Mori Girl

Être une Mori Girl c’est bien plus qu’avoir un style vestimentaire original. C’est aussi un style de vie. Une fille Mori est calme, créative et imaginative. Elle supporte bien la solitude, elle la recherche même et a des loisirs qui ne nécessitent pas d’avoir du monde autour d’elle, des loisirs solitaires en somme. ^^

Une Mori Girl est créative et ne se départit pratiquement jamais de son panier ou de son sac dans lequel elle met son nécessaire. Elle aime les loisirs créatifs tels que la couture, la broderie, le tricot, le point de croix, le feutrage, le crochet. Bien sûr, il lui arrive d’avoir besoin de se dégourdir les jambes. Pour cela, elle part faire de longues balades, à pied ou en vélo, et cela toujours avec son panier ou son sac. Lors de ces balades, elle fait des pauses durant lesquelles elle s’adonne à ses loisirs préférés. La forêt l’inspire et elle collectionne les petits trésors de la nature (qui sait ? Cela peut très bien servir dans une composition, sur un tricot ou un tableau).  Outre les loisirs créatifs, la Mori Girl aime l’art. Elle aime peindre, dessiner, photographier. Elle a toujours son appareil photo (de préférence vintage) autour du cou et l’utilise pour mitrailler ses aventures et des lieux intéressants. Elle lit aussi beaucoup. Si vous rencontrez une fille dans un salon de thé avec son panier (ou son sac mais je ne vais pas le répéter) à ouvrage avec elle, il y a toutes les chances que ce soit une Mori Girl.

(Petit aparté : un style de vie qui me convient tout à fait ^^)

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La décoration intérieure

La forêt est omniprésente dans la vie d’une Mori Girl et son intérieur se doit de ressembler le plus possible à une petite maison forestière de conte de fées.  Les matériaux naturels, laine, lin, coton, chanvre, bois, etc. sont à privilégier, les couleurs naturelles aussi. Pas de couleurs flashy dans un intérieur Mori, on veut de la douceur, du pastel, du poudré. La Mori Girl aimant beaucoup travailler de ses dix doigts, beaucoup des éléments de sa décoration d’intérieur sont faits de ses propres mains. La décoration intègre les trésors que la Mori Girl trouve en forêt. Cônes, pommes de pins, branches, feuilles, mousse etc. sont joliment disposés en guirlandes ou dans des pots en verre. Dentelle, crochet, boiseries et vous voilà avec un intérieur tout à fait Mori.

Une image valant mille mots, voici quelques exemples d’intérieur Mori, pour vous donner une idée.

 

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Là, c’est typiquement le genre de cuisine qui me fait rêver et m’inspire des histoires. Tiens ! ça me donne une idée…

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Cette cuisine aussi me plaît bien. 😊

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Jolie petite chambre, je m’y verrais bien avec un livre ou un cahier et un crayon. ^^

Cuisine

L’amour du fait-maison des Mori Girls se retrouve aussi dans la cuisine. Les livres de cuisine du passé ou de Kitchen Witch peuvent être une bonne source d’inspiration. Il est tout naturel pour une Mori Girl de faire son propre pain, de confectionner des plats élaborés ou d’adorables petits gâteaux pleins d’amour. Les champignons et les fruits dénichés dans les bois ont une place de choix dans ses repas. La table d’une Mori Girl a un charme désuet, à l’image de toute la décoration intérieure et de sa manière de se vêtir. Il n’est pas rare de trouver des fleurs séchées, des pommes de pin, de la mousse ou des branchages aux jolies courbes sur la table car une Mori Girl aime intégrer la forêt dans tous les aspects de sa vie.

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Cet article étant déjà assez long, je vais l’arrêter ici. J’espère qu’il vous aura donné envie d’en savoir plus sur cette mode, certes devenue obsolète, mais qui a toutes les qualités pour attirer de nouveaux adeptes, à mon avis. Le Mori Kei (style Mori) est un style qui peut convenir à toute personne, homme ou femme, garçon ou fille, qui ont cet esprit nature, je-me-trouve-très-bien-avec-moi-même, à toute personne qui se suffit à elle-même, qui aime passionnément la nature, qui est créative.

En passant

Mon mardi après-midi en images – Gaussan


https://photos.app.goo.gl/OQUV2pEmB8AJzY7O2

Après-midi bonheur dans un jardin anglais perdu dans un coin de France.

Cliquez sur le lien pour régaler vos yeux. Voici aussi quelques images pour vous donner un avant-goût :

 

En passant

En direct de mon premier salon du livre


J’écris cet article depuis le salon du livre de Lannemezan. Là, c’est la pause repas. L’ambiance est calme, bon enfant. Le plus intéressant, je trouve, ce sont les rencontres avec les gens et avec les autres écrivains. À force d’échanger, j’apprends plein d’astuces professionnelles et j’ai notamment appris qu’il y a un salon en mai à Oloron Sainte-Marie et un autre en novembre à Pau. Je dois discuter avec une des organisatrices du premier après le repas.

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En passant

Bonheur d’écoute musicale 1


Je pense que c’est une première dans ce blog, un article de bonheur sur la musique. Ce ne sera pas un article sur la musique en général mais juste sur des musiques qui m’apportent beaucoup de joie. Voulez-vous embarquer avec moi pour un petit voyage musical ?

Là, dans mes oreilles, joue la sublime et sereine musique Romantic Relaxing Bamboo Flute Music. Japanese Traditional Music Story Background for Love Massage. En l’écoutant, c’est comme si j’étais dans un grand lac de sérénité, en train de faire la planche, les yeux et le cœur grands ouverts, m’imprégnant de la beauté et du bonheur ambiants. Voilà, c’est ce que j’imagine quand j’écoute cette musique et avec les accents japonisants de la musique, ce lac je l’imagine très bien dans un petit coin reculé du Japon ^^, avec le toit d’un temple se dévoilant à peine entre les branches des érables et des cèdres du Japon (cryptomerias japonica). Sans doute, oui, il y a un sanctuaire shinto non loin. Il n’y a pas que cette impression de tranquillité qui fait que ce morceau de musique m’émeut. Ce sont aussi les envolées, j’ai envie de dire tragiques, qui lui donnent son relief et sa beauté.

Un peu plus de trois heures d’écoute pour méditer et se relaxer. Pour moi, c’est aussi un excellent moyen pour me replonger dans les histoires que j’écris et de les vivre pleinement (dans ma tête) pour en tirer le meilleur. Une musique qui fait perler au bord de mes paupières des larmes de bonheur.


Cette deuxième musique est également une musique de relaxation/méditation japonisante. Intitulée 3 HOURS of the Best Traditional Japanese Music – Relaxing Music for Stress Relief and Healing, cette musique est moins contemplative, je trouve, plus énergique par moments, toutes proportions  gardées  bien sûr, il s’agit  tout de même  d’une musique de  relaxation. Une bonne surprise, on y reconnaît de célèbres chansons traditionnelles japonaises, comme Sakura Sakura que je connais parce que j’avais appris à le jouer sur un koto virtuel.

Pour cette musique, c’est surtout la reconnaissance de chansons connues qui me plaît. J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter, cependant elle ne m’émeut pas comme l’autre, elle ne me fait pas rêver ni ne me donne l’impression de voguer sur un océan de sérénité. Elle est agréable, j’aime beaucoup et je m’évade un peu. C’est déjà bien.


Voilà pour ce premier article de bonheur d’écoute musicale. C’est avec dans les oreilles le Sakura Sakura revisité que je vous laisse. Bonne écoute !

 

 

 

 

Le vide de l’écrivain après avoir terminé la correction de son livre


Et voilà, je me suis enfin décidée à publier une bonne fois pour toutes le premier roman de la tétralogie La Naissance des Irillindi. Ce premier opus s’intitule La Rune du Pouvoir, les Runes dans mon univers étant surtout de puissants artéfacts magiques sans exclure toutefois, dans les récits à venir la composante écriture. Mais je m’égare. Ce roman, cet univers, ces personnages, je les côtoie, les invente, les délaisse, les écris depuis le lycée, voire même le collège pour certains lieux. C’est vous dire à quel point cela fait partie de ma vie et je n’ai pas du tout l’intention de le laisser tomber. J’ai d’ailleurs plein d’autres histoires qui s’y déroulent en projet. Et voilà, je divague encore 😓. Tout ça pour dire que j’ai terminé La Rune du Pouvoir et que je me sens vide. Bon, il reste à re(x10 au bas mot) l’épreuve quand je la recevrai pour vérifier que tout aille bien. Oui, parce que sur écran et sur papier on ne voit pas les mêmes choses, j’ai remarqué. En tout cas, ça me le fait à moi, et à vous ça vous le fait aussi ?

En fait, je n’en ai pas tout à fait terminé avec le livre. D’abord, il faut que j’attende de recevoir les deux exemplaires que j’ai commandé pour voir s’il n’y a pas des défauts. Cela me permettra aussi de me remettre bien dans l’histoire avant d’écrire la suite. Cela peut sembler bizarre mais quand j’ai relu pour corriger, les détails de l’histoire m’ont échappé.  Comme je l’ai dit, c’est une histoire que j’ai écrit il y a longtemps, que j’ai abandonnée pendant des mois voire quelques années et j’ai écrit plein d’autres choses depuis. Même si je n’ai pas oublié l’intrigue et les grandes lignes, il y a plein de petits détails qu’il me faut me remémorer pour être cohérente dans la suite. Je me demande si je ne le fais pas exprès à cause de mon sentiment de vide… 😒🤔

En attendant, voici une petite photo de la couverture du livre qui paraîtra sur Amazon :

 

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Je crois que c’est la première fois que je suis aussi satisfaite d’une couverture de mes livres. Cette image est celle qui se rapproche le plus de ce qu’ai en tête, vue que je ne sais pas (encore) dessiner mes propres illustrations. J’ai passé un moment à fouiller Pixabay pour trouver L’IMAGE qui collait au plus près à ce que j’avais en tête et c’est celle-ci que j’ai trouvée. C’est vrai que j’aurais bien aimé que la lueur soit argentée cela aurait mieux convenu à la Terre d’Argent. Enfin, ce n’est pas le principal ^^

 

Pirozhki au chou et à la viande, sans gluten


Cette fois, j’ai envie de partager avec vous une recette. Ce sera la seule à la viande comme je mange de plus en plus végétarien, voire végétalien. J’ai fait ce plat quelques jours avant le défi végan du mois de janvier. C’est une recette sans gluten parce que depuis plusieurs mois je cuisine majoritairement sans gluten.

Cette recette, c’est des pirozhki à la viande, au chou et aux champignons.

Je suis une fana de cuisine slave, ça a commencé tout bêtement grâce à un jeu de cuisine. Pour faire court, lorsque je travaillais auprès d’enfants je leur proposais parfois de jouer à des jeux pour enfants sur ordinateur et c’est ainsi que j’ai découvert les jeux de cuisine. À cette époque (j’assume totalement le côté vieillot de cette expression 😜), j’y jouais quand j’étais en recherche d’inspiration culinaire et c’est grâce à cela que j’ai découvert les pirozhki (ou pirojki), sans doute mon mets russe préféré.

Mais les pirozhki, c’est quoi ? Et bien ce sont tout simplement des chaussons fourrés d’une farce à base de viande, de choux, de pommes de terre ou de légumes. On les mange souvent accompagnés de soupe. Les Russes adorent la soupe, ça tombe bien, moi aussi 😍😺.

Pour faire des pirozhki je m’inspire de recettes dans des blogs russes, ukrainiens ou biélorusses écrits en anglais. En fouillant sur le Net, vous en trouverez sûrement qui raviront vos papilles ^^.

Et si on passait à ma recette ?

Pour faire la pâte, je me suis servie des proportions trouvées ici : pirozhki de vegelicacy.

Pour la faire, voici les ingrédients que j’ai utilisés :

Farine de souchet

Farine de riz complet

Farine de teff blanche

Mix’Gom

Sucre vanillé

Levure de boulanger sans gluten (ici Schaer)

Ingrédients

  • 800 g de mélange de farines sans gluten + mix’gom (environ une cuillère à café)
  • 180 ml d’huile (personnellement, j’utilise l’huile d’olive douce qui est versatile et qui peut se cuire ou se consommer crue)
  • 1 sachet de levure de boulanger sèche ( ou 50g de levure de boulanger fraîche, comme dans la recette d’origine)
  • 1 cuillère à café ou à thé de sel (dans la recette d’origine, il y en a 3.5 cuillère à thé. Personnellement, je ne sale pas beaucoup, juste ce qu’il faut pour que ça ait du goût, alors je laisse à chacun le soin d’adapter le dosage à son goût)
  • 1/2 cuillère à thé de curcuma
  • 1/2 tasse de sucre (la recette n’était pas précise à ce sujet, j’ai pris le parti de prendre une tasse à café.)
  • Une tasse dans ce genre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • Du chou (1, 5kg. Pour moi, c’était un demi-chou
  • 1/2 cuillère à thé de poivre
  • De la viande (là, c’était de la chair à saucisse)
  • 3 feuilles de laurier (celui qui se mange bien sûr)
  • 1 ou 2 oignons
  • 4 champignons de Paris
  1. Dans un récipient, mélanger le sucre, la levure et 1, 5 tasse d’eau chaude. Ajouter l’huile, le sel, le sucre vanillé et le mix farines. Bien pétrir. Couvrir et mettre au frais pendant au moins deux heures.
  2. Couper le chou en petits morceaux et mélanger avec la viande, les oignons et les champignons émincés.
  3. Faire chauffer un peu d’huile dans une poêle, environ 2 cuillères à soupe, ajouter le mélange viande, oignons, champignons, puis le curcuma, 2 cuillères à thé de sel, 1 cuillère à thé de sucre 1/2 de poivre et les 3 feuilles de laurier. Bien mélanger et cuire à couvert pendant une vingtaine de minutes à feu doux jusqu’à ce que le chou devienne tout tendre. Remuer de temps en temps.
  4. Pendant ce temps, préparer tranquillement la pâte. La mettre sur une surface farinée et pétrir.
  5. Former des boules (le nombre sera fonction de leur taille), les couvrir et les laissef une quinzaine de minutes.
  6. Aplanir chaque boule en un petit cercle, mettre 1 cuillère à soupe de farce au chou et à la viande au centre.
  7. Replier la pâte ( entreprise périlleuse, je vous préviens. Le mieux, c’est de garder un peu de farine sans gluten à côté et d’être calme) et pincer les bords pour emprisonner la farce. S’ assurer que la pâte est bien fermée.
  8. Faire la meme chose pour chaque cercle
  9. Mettre les pirozhki sur une tôle huilée, en laissant de l’espace entre. Brosser le dessus avec du lait de soja et du sucre pour les rendre brillants (facultatif)
  10. Mettre à cuire au four préchauffé à 200○C pendant 20-25 minutes.

Les photos d’élaboration de la recette :

La prochaine fois, je vous donnerez une version veggie et savoureuse de cette recette.

Bon appétit !

P.S : il vous faudra peut-être adapter les dosages selon vos goûts et les ingrédients que vous utiliserez. Quoi qu’il en soit, vous verrez que cette recette vaut la peine d’être essayée.

Chapitre 1 (suite)


(suite de Chapitre 1 : La bibliothèque privée de Mr Léon Feuillette )

Le soir de l’Equinoxe du Printemps, Monsieur Léon rentra chez lui passablement grisé par le repas arrosé de vins des Sileni du sud de la Romanie et de bières des Cluricaunes d’Eire. Il ne marchait pas très droit et n’avait pas les idées claires aussi ne s’étonna-t-il pas d’échanger quelques paroles de politesse avec une dryade alors qu’il ne les voyait même pas d’ordinaire pas plus que le fait de voir un pégase et un dragonnet traverser son jardin ne lui parut incongru.

Georges, le flegmatique maître d’hôtel, attendait son maître pour prendre son manteau, sa canne et son chapeau et le guider discrètement jusqu’à sa chambre. Il ne fallait pas qu’on le voit dans cet état-là. Seul Georges, qui le connaissait depuis longtemps, était autorisé à le voir ainsi et il avait pour mission de garder le secret et de faire en sorte que celui-ci ne s’ébruite pas.

Le couloir, plongé dans la pénombre et le silence, parut vide et froid à Léon. Pour pallier cet inconvénient, ce dernier crut bon de se mettre à chanter et Georges eut toutes les peines du monde à le faire taire.

Monter Léon jusqu’à sa chambre fut assez compliqué et le digne maître d’hôtel soupira de soulagement quand il put enfin retourner dans ses quartiers.


Le matin s’annonça plus vite que Léon l’aurait souhaité. Sa tête le martelait et ses yeux piquaient affreusement et les bruits de la maison lui mettaient le cœur au bord des lèvres. Il se tourna vers le mur, remonta les couvertures au-dessus de sa tête et se rendormit.

Quelques heures plus tard, c’est un Léon redevenu lui-même qui reprit sa routine. Il se rendit dans la bibliothèque comme d’habitude et se mit à son mystérieux travail.

Enveloppé par la quiétude de la pièce, Léon retrouva tous ses esprits et oublia les fantaisies qu’il avait faites pendant la nuit. Lui, avoir discuté avec une dryade ? Quelle idée ! Lui, avoir chanté à tue-tête ? Vous n’y songez même pas ! Et puis, il avait des affaires plus importantes que ces fadaises à s’occuper. Qu’on lui fiche la paix !

Il savourait sa solitude quand…

— Bonjour ! s’exclama une petite voix…


(Suite au prochain épisode 😉)

En passant

Dans mon jardin


Mon chat Esus profitait d’une journée ensoleillée pour s’adonner à son activité préférée, le farniente dans l’herbe. Depuis tout petit, ce chat voue un culte aux arbres et aux plantes. Il peut passer de longs moments à contempler une fleur. 😺

Le cottage de la sorcière


Irina remonta l’ancienne allée jusqu’au cottage, une petite maison en vieilles pierres en robe de fleurs des murailles accompagnée d’un jardin où arbres, arbustes, buissons fruitiers, plantes magiques et médicinales se partageaient l’espace en harmonie avec les légumes et les fleurs comestibles.

Elle introduisit la grosse clef dans l’antique serrure, s’escrima un moment avec cette récalcitrante et finit par ouvrir la porte d’entrée. Une bouffée d’air froid lui souffla à la figure. Ça sentait le renfermé, aussi Irina s’empressa d’ouvrir toutes les fenêtres.

La chaleur et la lumière du dehors se déversèrent dans le cottage longtemps inhabité. La jeune femme posa son sac sur une chaise branlante et fit le tour du propriétaire. Ce fut rapide. La maison n’était pas grande et Irina la connaissait déjà. N’y venait-elle pas, enfant, pour passer ses vacances d’été chez sa grand-mère sorcière ? Aujourd’hui, c’était elle la sorcière et ce cottage avec son jardin sorcier était sa nouvelle demeure, symbole de sa nouvelle vie.

Une porte claqua. Des rires facétieux se firent entendre. Intriguée, Irina alla voir ce qu’il se passait. Galopade de petites créatures invisibles et cascades de rires. La porte claquait toujours, comme si le vent ne parvenait pas à la fermer complètement.

«Mais il n’y a pas de vent !» se rappela Irina.
Elle vit la porte en question. Curieusement, il s’agissait d’une porte d’armoire. À son approche, une volée de minuscules lutins s’échappa vers les fissures du plafond. Les rires et les bruits de pas s’éteignirent.

En fermant la porte, la sorcière LE vit. IL trônait sur son lutrin au milieu de l’armoire. C’était le grimoire que les sorcières de sa famille se transmettaient de génération en génération. Rempli de recettes de cuisine, d’herboristerie ou de magie il n’attendait qu’une nouvelle main en écrive des nouvelles.

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