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Le guépard


nature cat wild fast

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Chers lecteurs, l’heure est grave. Le mammifère le plus rapide du monde est en train de disparaître. Aimerions-nous vivre dans un monde où le guépard est absent?

Vous savez tous ce qu’est un guépard, je suppose. Il suffit de voir une photo pour le reconnaître. Impossible de le confondre avec le lion, peut-être un peu plus avec le léopard, tacheté lui aussi. Pour faire la différence, rien ne vaut une bonne connaissance de l’animal.

Qui est le guépard?

Le guépard est un félin, unique représentant du genre Acinonyx (ne me demandez pas ce que ça veut dire). Il se divise en 6 sous-espèces, dont la principale, Acinonyx jubatus a été décrite en 1775 par le naturaliste allemand Schreber.

Le guépard fait partie du règne Animalia (comme nous ^^), embranchement Chordata (té, comme nous aussi !), sous-embranchement Vertebrata (devinez… 😉), classe Mammalia (nous aussi, au passage). Il est de la sous-classe des Theria (c’est-à-dire qu’ils portent leurs petits dans leur ventre pendant la gestation… Oh! mais c’est également notre cas!). Son infra-classe, je vous le donne en mille, est la même que la nôtre, Eutheria (eh oui, le guépard comme l’homme est un animal placentaire, enfin la guéparde et la femme 😉).

Acinonyx est un membre de l’ordre Carnivora, sous-ordre Feliformia, famille Felidae (comme le Mistigri roulé en boule devant votre cheminée, tiens) et genre Acinonyx.

Sous-espèces

Acinonyx jubatus (décrit par Johann Christian Schreber en 1775)

(C’est lui 👇🏻)

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(source : species.wikimedia.org)

C’est le guépard tel que nous le connaissons, présent sur l’ensemble du territoire africain.

Acinonyx jubatus jubatus (décrit par le même, la même année) 👇🏻

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(source: species.wikimedia.org)

Sous-espèce vivant en Afrique Australe.

Acinonyx jubatus raineyi (Edmund Heller, 1913) présent en Afrique de l’Est. 👇🏻

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(source : species.wikimedia.org)

Acinonyx jubatus soemmerringi (Leopold Fitzinger, 1855)👇🏻

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(même source que précédemment)

Ce guépard est aussi appelé guépard du Soudan.

Acinonyx jubatus hecki (Hecki Hilzheimer, 1913), guépard d’Afrique du Nord, en danger critique d’extinction. On le nomme aussi guépard saharien. D’après Wikipedia, en 2008 on comptait moins de 500 adultes matures.

Acinonyx jubatus venaticus (Edward Griffith, 1821), 👇🏻

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(même source que précédemment)

C’est le guépard d’Asie, aussi appelé guépard d’Iran. En danger critique d’extinction, il vit à la frontière Iran-Irak (😱). Des survivants ont été signalés dans les campagnes pakistanaises, iraniennes et irakiennes. Il mesure entre 1m40 et 1m50 de long + 60 à 80cm de queue et pèse de 40 à 60 kg.

Des scientifiques indiens ont émis l’idée, dans les années 2000, de cloner les gènes du guépard asiatique, pour le réintroduire en Inde. En 2012, la Cours Suprême indienne a stoppé l’introduction de guépard africain sur son territoire.

Description

Le guépard est conçu pour le sprint. Son corps fluide est mince et léger. Monté sur de longues pattes fines, sa principale caractéristique sont ses taches sombres placées à équidistance sur son pelage fauve. Il la partage avec le léopard et c’est d’ailleurs sur ce point qu’ils peuvent être confondus. Toutefois, il est facile de les différencier. Le léopard a un corps plus massif et une tête plus imposante. Le guépard est conçu pour la course, aussi a-t-il une petite tête. C’est même, proportionnellement à son corps, l’une des plus petites, si ce n’est la plus petite, de la famille des félins. De plus, la mâchoire inférieure du guépard est petite pour laisser plus de place aux fosses nasales. Deux taches noires forment un sillon de la naissance de chaque œil jusqu’à la bouche et ses yeux sont soulignés de noir.

nature face close up cheetah

Photo by Piet Bakker on Pexels.com

(tête de guépard)👆🏻 (vous voyez les deux sillons noirs contre le nez ? c’est typique du guépard)

tiger sitting on green grass

Photo by Pixabay on Pexels.com

(tête de léopard) 👆🏻 (la tête est plus massive, la mâchoire plus forte et il n’y a pas les sillons)

Enfin, le corps du guépard est svelte, avec une poitrine profonde. Il est souvent comparé à celui d’un lévrier.

Caractéristiques

Plongeons un peu plus dans les spéficités du guépard. Vous allez voir comment la nature a tout fait pour en faire un chasseur hors-pair.

Les yeux

Les yeux du guépard possèdent des cônes et des bâtonnets, ce qui fait que le guépard voit mieux le jour que la nuit et qu’il perçoit les couleurs. Sa vue est perçante.

Les pattes

Comme elles sont sollicitées pour la propulsion, les pattes arrières sont puissantes. Les quatre pattes sont conçues pour éviter les blessures dues aux vitesses et bonds prodigieux que le guépard effectue. Elles sont très solides et leurs coussinets sont particulièrement durs. Leurs griffes sont rétractiles sauf qu’elles sont dépourvues des fourreaux que possèdent les autres félins. Ainsi, elles restent toujours en contact avec le sol et offrent au fauve une adhérence optimale lors des accélérations et des brusques changements de direction.

Les moustaches

Les moustaches du guépard sont uniques dans le monde félin. Regardez attentivement la photo de la tête de guépard, un peu plus haut. Comparez-la avec celle du léopard (ou de Mitsou dans son fauteuil). Remarquez-vous que les moustaches du guépard sont recourbées autour de la mâchoire inférieure au lieu d’être bien droite ? C’est encore une preuve que le guépard est aérodynamique. Les félins ont besoin des moustaches pour voir la nuit. Le guépard étant diurne et plutôt actif à l’aube et au crépuscule, les siennes ne lui sont pas vraiment utiles.

Taille et poids

Le guépard est un grand félin. Son corps mesure de 112 à 134, voire 150 cm de long, auquel il faut ajouter 60 à 80 cm de queue. Sa hauteur au garrot est de 0,70 à 0,90 m. Il est aussi grand qu’une panthère mais plus svelte, avec son poids « plume » (😜) de 35 à 70 kg. Les femelles pèsent entre 35 et 45 kg, les mâles 45 à 60/70 kg.

Mode de vie et comportement

Le biotope du guépard est la savane herbeuse, les espaces un peu boisés, la brousse aride et les fourrés avec acacias. Il préfère vivre dans des savanes et steppes semi-arides, des espaces ouverts.

Régime alimentaire

Le guépard mange surtout des gazelles, des antilopes et des gnous, en gros des animaux de moins de 40 kg. C’est un petit mangeur, moins de dix kg par jour, et un petit buveur aussi. Contrairement aux autres grands félins, le guépard ne mange que de la viande fraîche. Lorsqu’il est rassasié et qu’il délaisse sa viande, il ne revient jamais dessus. Ce n’est pas un charognard.

Chasse

Acinonyx jubatus aime chasser tôt le matin ou en fin d’après-midi. Au contraire des autres félins, le guépard ne chasse pas à l’affût. Il préfère se percher en hauteur, par exemple sur une branche d’arbre (parfois sur une voiture 😋) et scrute le terrain. Quand il a repéré une proie isolée, il s’en approche à moins de 50 mètres. Dès cette distance atteinte, il accélère soudain pour atteindre son exceptionnelle vitesse (110 km/h). Il ne peut tenir cette vitesse que sur quelques mètres, d’où le fait qu’il n’attaque qu’au dernier moment, cependant c’est elle qui lui permet d’être ce chasseur redoutable qui réussit ses chasses une fois sur deux.

Cette réussite lui est nécessaire car, timide, il se fait souvent voler sa nourriture par des opportunistes plus téméraire. Le guépard ne se battra pas pour récupérer son butin. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il chasse en début ou en fin de journée plutôt que la nuit comme le font les autres félins. L’intense puissance qu’il déploie lors de la course augmente son rythme cardiaque et l’essoufle, ce qui l’oblige à attendre avant de manger. Pour attraper sa proie, il lui fait un croc-en-jambe et l’étrangle. Il la tire ensuite à l’abri pour pouvoir la manger en toute tranquillité.

Les petits

Maman guépard met au monde 3 à 4 petits par portée. C’est une moyenne, parfois cela ne peut être qu’un et parfois le nombre monte jusqu’à 8. Ils naissent dans des terriers abandonnés, les maquis, les cavités rocheuses ou les hautes herbes. Les naissances peuvent avoir lieu tous les 17 à 20 mois et la gestation dure 90 à 95 jours. La guéparde est très fertile, car ses petits sont vulnérables et souvent victimes de prédation de la part de prédateurs plus gros, comme le lion ou la hyène, seulement 1/3 des petits parviennent à l’âge adulte. Les bébés guépard naissent aveugles, pèsent entre 150 et 300 grammes et mesurent une trentaine de centimètres. Ils se démarquent par rapport aux autres bébés félins car ils sont recouverts d’une longue crinière argentée contrastant avec les flancs sombres aux taches peu apparentes. Ils perdent ce camouflage à l’âge de 3 mois. À cet âge-là, ils sont assez rapides pour échapper aux prédateurs. De cette crinière, ils ne garderont à l’âge adulte que des poils un peu plus longs. Pour protéger ses petits, la maman guépard les déplace souvent, en les transportant dans sa gueule, comme la chatte.

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Photo de Pixabay sur Pexels.com

(Sur cette photo 👆🏻, vous voyez un bel exemple de camouflage. Ne sont-ils pas choupinets ? 😍)

Les bébés guépards se développent plus vite que les autres félins. Ils ouvrent les yeux à dix jours, marchent avec assurance à trois semaines, sortent leurs premières dents peu de temps avant d’atteindre un mois. Ils commencent à suivre maman entre 5 et 8 semaines. Toutefois, ils ne seront sevrés qu’à trois mois. Comme elle chasse seule, la guéparde doit laisser ses petits seuls pendant de longues périodes, cachés dans les hautes herbes. Ils sont alors vulnérables et peuvent être attaqués par des prédateurs plus gros. D’où le camouflage qui les fait ressembler au ratel, un mammifère agressif.

Maman guépard élève ses petits jusqu’à l’âge de dix-huit mois environ, âge où ils débutent leur puberté. Elle les abandonne pour fonder une nouvelle famille. Les jeunes guépards vivent ensemble pendant encore six mois, puis les femelles s’en vont tandis que les mâles forment un groupe soudé à vie. Ils atteignent leur maturité sexuelle à deux ans environ. Les femelles donneront à leur tour naissance.

Les premiers mois de leur vie, les guépardeaux sont exposés à de nombreux dangers, surtout quand leur mère n’est pas là. Si les prédateurs ne s’attaquent pas aux guépards adultes, il en va autrement des bébés. Ils peuvent être tués par les lions, les aigles, les babouins ou dévorés par les hyènes. La mère joue un rôle d’éducation important car les petits apprennent en l’observant et en l’imitant. Elle leur montre comment chasser, repérer et éviter les prédateurs. Malheureusement, cela n’est pas toujours suffisant car 70 à 90% des guépardeaux n’atteindront pas l’âge adulte.

Les menaces qui pèsent sur le guépard

Plusieurs facteurs menacent le guépard, dont certaines sous-espèces (le guépard d’Asie notamment) sont au bord de l’extinction.

Rétrécissement de son territoire et les conflits avec l’Homme

L’une des raisons de la disparition du guépard est l’expansion humaine et, partant, du rétrécissement de son territoire. Il s’ensuit des conflits avec l’Homme car le guépard empiète sur les terres agricoles et chasse le bétail.
Conflits avec d’autres prédateurs

Il existe pourtant des réserves pour protéger le guépard. Ces réserves sont destinées à protéger les espèces animales, dont le guépard, mais celui-ci est en compétition avec d’autres prédateurs. Le guépard étant timide et craintif, il ne disputera pas sa proie avec un autre prédateur plus opportuniste et féroce. Il préfèrera fuir ailleurs, ce qui l’amène sur les terres des Hommes, d’où de nouveaux conflits.
Le problème génétique

Le troisième grand problème du guépard, et celui sur lequel il est sans doute impossible de faire quoi que ce soit, c’est son pool génétique très restreint. Cela serait dû à un cataclysme climatique qui a eu lieu il y a des milliers d’années et qui a décimé de nombreuses espèces vivantes, dont la nôtre. Beaucoup de gènes ont été perdus lors de cette catastrophe et de tous, c’est le guépard qui a été le plus touché. Ainsi, les guépards partagent près de 99% de gènes en commun.

Le trafic de guépards

Outre le rétrécissement de son territoire qui l’oblige à agrandir son aire de chasse, ce qui le fatigue, et outre le faible brassage génétique, le guépard est également victime d’un trafic d’animaux opéré en direction des pays du Moyen-Orient où de riches amateurs font venir des guépards sauvages d’Afrique. Le guépard étant docile, il s’apprivoise bien mais sa fragilité fait qu’il résiste mal au transport. Sur quatre guépards qui vont faire le voyage, il n’y en aura qu’un qui arrivera vivant à destination.

Les mesures de conservation

Le guépard est classé sur la Liste rouge IUCN , il est en Annexe I de la CITES et en Annexe A dans la législation européenne. Il fait partie du Programme d’Elevage Européen (EEP) pour les espèces en voie de disparition, opéré par l’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums) . De nombreuses mesures sont prises pour sauver le guépard de l’extinction.

L’éducation

Une mesure importante pour préserver ce bel animal passe par l’éducation des populations locales mais également internationale. Le guépard joue un rôle primordial dans son écosystème car, comme les autres prédateurs, il chasse les proies les plus faibles, celles qui sont malades ou trop vieilles ou non-viables, permettant ainsi le maintien d’une bonne vitalité des troupeaux et empêchant qu’ils ne prolifèrent trop. Un trop grand nombre d’herbivores finit immanquablement par provoquer une désertification. Des exemples bien concrets existent, je vous laisse les chercher 😉 (pour vous aider, je vous conseille de chercher surpâturage). Le guépard est un animal peureux et timide qui abandonne volontiers sa proie à un animal plus féroce ou plus imposant qui l’effraiera pour la lui voler. C’est aussi une proie, surtout les juvéniles, et il peut faire l’objet de prédation de la part de léopards, de lions ou de babouins. Par ces deux biais, il contribue à nourrir toute la savane.

Le guépard peut cohabiter sans problème avec les humains, même avec les fermiers. Contrairement aux idées reçues, il ne dévore pas les populations et n’attaque pas les troupeaux, sauf contraint par une pénurie de proies, et si un guépard pose trop de problème la meilleure solution c’est de le déporter dans un autre lieu.

Les programmes de protection

Voici la liste des différents programmes de protection. Je vous invite à les consulter pour en savoir plus :

 

Pour en savoir plus : https://www.guepard.info/

Un espoir

En guise de conclusion, je partage avec vous ce passage :

Il y a environ 10 000 ans, à la fin de la dernière période glaciaire, les guépards vivaient encore sur trois continents : l’Asie, l’Europe et l’Afrique. C’est vers cette époque qu’ils ont disparu d’Europe. La population s’est trouvé considérablement diminuée pour des raisons encore peu claires. La majorité des guépards disparus, de nombreux accouplements entre félins apparentés ont eu lieu. Des millénaires plus tard, encore accentué par la pression que l’homme fait subir à l’espèce, ce phénomène constitue une sérieuse menace. D’un point de vue génétique, les guépards du monde entier sont extrêmement proches les uns des autres. De fait, le guépard est devenu un animal peu fertile, et le taux de mortalité des petits est anormalement élevé. En raison des actions humaines, les populations encore existantes de guépards se retrouvent de plus en plus isolées les unes des autres. Dans ces conditions, les accouplements consanguins, entre animaux apparentés, sont plus fréquents, et le risque de naissance de guépardeaux présentant des malformations ( dents insuffisamment développés, pattes déformées, queue entortillée . . . ) plus important. Chaque spécimen est d’une importance capitale pour cette espèce qui possède un patrimoine génétique si limité. Les guépards sont si proches les uns des autres qu’une seule maladie pourrait décimer une population entière, ce qui serait une véritable catastrophe. Toutefois, il reste de l’espoir. Le guépard a déjà survécu des millénaires avec ce patrimoine génétique pourtant si peu diversifié que certains scientifiques ne lui aurait pas donné quelques décennies. De plus, l’apparition de mutants comme le guépard royal, permettant à des guépards de s’adapter à de nouveaux milieux ( ici la savane boisée grâce au pelage plus sombre ), montre que l’évolution de l’espèce n’est pas figée. Le guépard continue de développer des mutations, et avec elle son patrimoine génétique pourrait progressivement se diversifier . . . si on lui en laisse le temps.
Read more at http://feline-world.e-monsite.com/pages/felin-de-la-semaine/guepard-2.html#a1kXlbhxShGPu4m5.99

 

****

Ceci conclut mon article. J’espère qu’il vous aura intéressé, peut-être aussi sensibilisé (si vous ne l’étiez pas déjà). N’hésitez pas à faire des commentaires et à vous abonner pour vous tenir au courant de la publication de nouveaux articles ou pour lire les anciens. Cela m’apporterait beaucoup de joie et récompenserait mon travail 🙂 😉 .

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