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Les BJD


 

C’est par une amie que j’en suis venue à m’intéresser aux BJD. Je ne sais plus comment on en était venues à en parler, peut-être que ça c’est glissé dans une conversation et qu’elle m’a montré des photos, je ne sais plus. Quoi qu’il en soit, j’ai tout de suite était super emballée et j’ai eu envie d’en savoir plus. Sur un précédent post, j’ai dit que je rêvais d’en acheter et c’est toujours le cas. Mais voilà, c’est cher et j’ai d’autres priorités, alors en attendant, je me contente de rêver et de partager avec vous cette passion.

 

Au fait, c’est quoi une BJD ?

 

BJD, BJD… Mais que signifient ces trois lettres ? Même si beaucoup d’entre vous connaissent la signification de cet acronyme, je pense que d’autres n’en ont aucune idée. Alors, je vais vous la dire ( et puis, c’est bon de se rafraîchir la mémoire Clignement d'œil).

BJD, c’est Ball-Jointed-Doll. En français, on pourrait le traduire par Poupée à Articulations Sphériques. PAS, en gros, mais ça sonne moins bien que BJD Sourire, n’est-ce pas ?

Donc les BJD sont des poupées qui possèdent des articulations en forme de boule au niveau des coudes, des poignets, du cou, des pieds et des genoux, plus rarement au niveau des doigts. Cela permet de reproduire le plus fidèlement possible presque tous les mouvements humains. Les différents éléments constituant la poupée sont fabriqués séparément et sont réunis ensemble par des élastiques à l’intérieur des membres et du corps.

Ces poupées sont fréquemment en résine, plus rarement en porcelaine. Ce sont des œuvre d’art fragiles, le plus souvent très chères, qui s’adressent à des collectionneurs. Même si ce sont des poupées, elles ne sont pas du tout destinées aux enfants. De toute manière vu le prix (environ 500 euros en moyenne), vous allez frémir à chaque fois que vos chères têtes blondes, brunes ou rousses les prendront dans leurs mains, vous craindrez de les voir casser, même par inadvertance.

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En passant

histoires de l’avent


Cela fait quelques jours que je n’écris plus pour l’avent. C’est parce que je n’ai pas le temps ni les idées pour le faire. Je prépare d’autres projets ce qui me prend du temps.

Shôjin Ryôri, la cuisine des temples bouddhistes


Dans mon article sur la cuisine végétalienne japonaise, j’ai mentionné la Shôjin Ryôri, la cuisine des temples bouddhistes en disant que j’en parlerai quand j’en saurai un peu plus. Bon, je me suis renseignée  et, bien que je ne peux prétendre savoir tout sur ce sujet, j’ai décidé d’écrire ce petit article qui, je l’espère vous sera utile. 

La cuisine végétalienne japonaise est essentiellement influencée par la cuisine des temples bouddhistes, la Shôjin Ryôri. Shôjin est souvent traduit par dévotion, cependant, ce mot est la traduction japonaise du sanscrit vyria et pourrait mieux se traduire par « posséder la bonté et éloigner le mal ». En faisant mes recherches, j’ai aussi découvert la traduction de « enthousiasme vigoureux ».  Ryôri signifie cuisine. C’est une cuisine héritée du Bouddhisme Zen. Elle est essentiellement végéta*ienne puisque rejettant les produits carnés (même si les moines peuvent accepter la viande quand elle est offerte) et parfois supprime aussi les œufs. Ici, je ne parle pas de laitages car ils n’étaient pas consommés traditionnellement dans les pays d’Extrême-Orient (sauf chez les peuples nomades comme les Mongols) avant l’arrivée des Occidentaux*.

Le principe fondamental du Bouddhisme est de ne pas prendre la vie, ce qui signifie pas de consommation de viande ou de poisson, évidemment, mais pas que. Les plantes de la famille des liliacées (oignons, ail) sont aussi refusées et ce pour deux raisons. D’une part parce que leur goût et leur odeur ne favorisent pas la méditation et aussi parce qu’on consomme leur bulbe, c’est-à-dire leur vie. Peuvent également être écartés les légumes qu’on arrache à la terre comme le poireau, la carotte, la pomme de terre, l’asperge. Toutefois, je n’ai pas l’impression que ce dernier point soit une règle absolue car j’ai trouvé des recettes utilisant des carottes.

Les autres principes de la Shôjin Ryôri ont de quoi séduire tous ceux qui luttent contre le gaspillage et qui ont une conscience écologique. Tout d’abord, il faut respecter les saisons. Trouver des tomates fraîches en plein hiver, par exemple, c’est du n’importe quoi ><. Ensuite, les produits locaux sont à privilégier (et ainsi on fait le bonheur du paysan du coin, surtout s’il fait de la bio 😉), on vit en harmonie avec la nature (et le cycle des saisons du coup) et on évite à tout prix de gaspiller. Ainsi, il est courant de trouver des recettes utilisant les fanes, la peau des carottes, les feuilles des radis… Il s’agit souvent de bouillons.

Le fondateur du Zen Sôtô (la branche principale du Bouddhisme Zen), Eihei Dôgen, a décrit ainsi l’attitude zen à adopter vis-à-vis de la nourriture :

« Pendant la préparation de la nourriture, il est essentiel d’être honnête et de respecter chaque ingrédient, qu’ils soient bruts ou raffinés (…). Une soupe riche et onctueuse n’est pas  supérieure à un bouillon d’herbes sauvages (…). 

La Shôjin Ryôri est un régime spartiate mais nourrissant sans alcool, sans viande aussi comme on l’a vu, combiné à de l’exercice physique pour mettre le corps dans de saines dispositions favorisant le travail spirituel. Traditionnellement, un repas se compose de 3 bols : 1 bol de soupe, 1 bol de riz et 1 bol de légumes. Malgré cette frugalité, la Shôjin Ryôri est une belle cuisine, riche en ingrédients et en saveurs, qui contient beaucoup de tempura de légumes (beignets frits célèbres parmi les fans de street food japonaise), de déclinaisons de tofu et d’une crème appelée yuba, qui n’a strictement rien à voir avec le tofu et qui est également utilisée pour décorer les plats.

 

46251680 - shojin cuisine

(image trouvée sur Savor Japan)

∗Toutefois, les moines considérant que traire les animaux pour avoir du lait ne leur faisant pas de mal, ils acceptent aujourd’hui de mettre des laitages dans leur alimentation. Pour ceux qui suivent un régime végétalien, renseignez-vous auprès des restaurants ou des temples.

En passant

18 jours avant Yule


Avant-hier j’ai oublié l’histoire de Yule pour le 20ème jour avant Yule. Hier, impossible de publier l’histoire pour le 19ème jour avant. Cette fois, j’espère que cela réussira.

Donc une histoire courte pour le 18ème jour avant Yule.

 

En suivant l’étoile polaire

Gwladys Ithilindil Sarie

Accoudée à la fenêtre de sa chambre, Kaëllyna regardait la neige tourbillonner dans le ciel et recouvrir la terre d’un beau manteau blanc. Elle rêvait de voir une fée des neiges, celle qui a des ailes bleues serties de brillants et d’améthystes, de longs cheveux argentés et un visage blanc comme la neige.

Les flocons cessèrent de tomber. Kaëllyna s’éloigna de la fenêtre et se mit tristement au lit. La petite fée sur le pied de sa lampe s’anima et s’assit sur le rebord de la table de chevet.

— Tu as une toute petite mine, toi. Pourquoi es-tu triste ?

— Je n’ai pas pu voir la fée des neiges. Je me suis concentrée mais je l’ai ratée.

— Je suis sûre que non. La fée n’est peut-être pas sortie de chez elle, cette fois. C’est tout.

— Et c’est où, chez elle ?

— Au pied de l’étoile polaire. Elle va s’allumer bientôt. Suis-là du regard, sans songer à rien et la magie fera le reste.

La fillette se remit à la fenêtre et regarda l’étoile polaire qui s’allumait dans la nuit. Elle la regarda, regarda et se sentit soudain toute légère. La fenêtre s’ouvrit toute seule et Kaëllyna s’envola. Elle passa à toute vitesse au-dessus des villages, des champs et des rivières, en suivant toujours la lumière de l’étoile polaire.

Puis aussi vite qu’elle s’était envolée, elle redescendit vers la terre enneigée, juste sous la lumière de l’étoile polaire. Là, elle vit une petite maison en bois toute jolie, aux volets bleus, aux encadrements dorés et à la porte rouge. La porte s’ouvrit sur une belle dame aux ailes bleues ornées de brillants et d’améthystes, au visage de neige et aux cheveux argentés. La fée des neiges.

Émue, Kaëllyna la salua. L’instant suivant, elle dansait une ronde avec la fée. Elle riait, riait et la fée riait aussi, de sa voix feutrée. Bien au chaud dans son lit, la petite fille riait dans son sommeil, son visage illuminé de bonheur, et la fée avait repris sa place au pied de la lampe.

En passant

21 jours avant Yule


Allyorn et Tirina

Gwladys Ithilindil Sarie

Dans le royaume de Farn, le sorcier royal Mevren avait un énorme problème : le prince Allyorn et la princesse Tirina ne s’entendaient pas du tout et c’était un problème vu qu’ils devaient se marier. Ils se détestaient cordialement, se cherchaient querelle du matin au soir en s’envoyant des noms d’oiseau :

— Espèce de buse ! criait Tirina.

— Sale bécasse ! Répliquait Allyorn.

Les domestiques, les courtisans et tout le peuple du château ne les supportaient plus. Même le roi finit par en être agacé. N’en pouvant plus, il demanda à Mevren d’y remédier.

Le sorcier essaya divers charmes et sortilèges pour les réconcilier, en vain. Il ne savait quoi faire car, contrairement à ce qu’il escomptait, leur haine se décupla au lieu de disparaître. Heureusement, il restait une solution. La seule…

— Passer deux mois avec cette oie dans la Forêt de Mallow ? Vous n’êtes pas sérieux ?

Les éclats de voix du prince résonnèrent longtemps dans la grande salle où le roi l’avait convoqué. La princesse, mécontente elle aussi, se contenta de croiser les bras et de froncer les sourcils. Le roi prit son air le plus solennel et le plus sévère pour annoncer que sa décision était irrévocable et qu’il ne leur demandait pas leur avis. Allyorn et Tirina eurent beau rouspéter, supplier et marchander, le jour même ils partirent en carrosse jusqu’à la Forêt de Mallow.

Cette dernière était l’endroit le plus secret et le plus isolé de Farn. Les gens n’en parlaient qu’à mots couverts, en chuchotant et avec une certaine crainte. Elle se trouvait dans une vallée étroite, dominée par de grandes montagnes grises. Les arbres étaient si rapprochés qu’ils formaient comme un mur. Sous les arbres, il faisait presque nuit car les rayons du soleil avait du mal à percer. Personne n’y habitait hormis les animaux sauvages et les génies de la forêt.

Tirina était si effrayée qu’elle se colla contre Allyorn. Le prince, pas très rassuré lui non plus, il faut le dire, la serra dans ses bras. Ce bref intermède ne dura que quelques secondes. Très vite, ils se disputèrent comme des chiffonniers. Le cocher soupira. L’entente entre ces deux-là était loin d’être gagnée.

Un mois passa. Le prince avait construit une cabane pour lui et une hutte pour la princesse car il était hors de question qu’ils habitent ensemble. Seulement, les génies ne l’entendirent pas de cette oreille. Ils détruirent la hutte à peine construite. Allyorn en reconstruisit une. Les génies la détruirent à nouveau. Ce manège recommença encore une fois. Allyorn abandonna et accepta d’accueillir Tirina dans sa cabane mais cohabiter dans un espace aussi réduit ne les aida pas à se réconcilier. Alors les génies décidèrent de les obliger à s’allier pour une cause commune. Voici comment ils s’y prirent : il n’y avait qu’une seule issue pour entrer et sortir de la vallée. Ils firent tout simplement tomber de vieux arbres malades sur le chemin pour le barrer puis ils invoquèrent la Bête Sauvage et lui demandèrent d’effrayer Allyorn et Tirina en s’arrangea pour les obliger à s’allier l’un à l’autre.

Tirina revenait à la cabane avec un fagot de bois. Soudain, une silhouette gigantesque cacha le peu de soleil qu’on apercevait de la forêt. La princesse leva les yeux et se pétrifia d’horreur. Une bête hybride à tête humaine, corps de lion et de dragon la toisait de toute sa hauteur. Tirina hurla de terreur en reculant, avant de reprendre ses esprits, de lâcher son fagot et d’attraper un gros bâton qui trainait là. Elle n’avait pas appris qu’à coudre et à danser dans son enfance, elle s’était également exercée aux arts du combat, à l’escrime surtout. Elle se précipita en hurlant, férocement cette fois, le bâton prêt à s’abattre. Un mouvement d’aile l’envoya planer à trois mètres. Elle s’écrasa sur l’herbe en pleurant de douleur.

Entendant des cris, Allyorn prit son épée et sortit précipitamment. Il attaqua la Bête mais celle-ci l’esquiva et sa queue de lion cingla son visage. Le prince porta la main à son visage en criant de douleur.

La princesse se releva et attaqua à nouveau. Cette fois encore, son coup n’atteignit pas le monstre. Le prince eut alors une idée. Elle lui répugnait mais il ne voyait pas d’autre solution. Il devait en parler au plus vite à sa compagne et espérer qu’elle accepte.

— Tirina ! Cria-t-il. J’ai une solution pour vaincre ce monstre !

Surprise qu’il l’appelle par son prénom, Tirina ne répondit pas immédiatement.

— Et c’est quoi cette solution ? Dis-la vite !

—Unissons-nous et attaquons-le ensemble. Nous ne pourrons pas le vaincre autrement.

—D’accord, essayons.

L’idée d’Allyorn fonctionna à merveille. Ils attaquèrent la Bête Sauvage en même temps et l’assommèrent du premier coup. Heureux, le prince et la princesse s jetèrent dans les bras l’un de l’autre. Cette fois ils ne séparèrent pas avec un air gêné et une forte envie de s’insulter. Non, ils se sourirent et se remercièrent mutuellement. Les jours suivants, ils apprirent à se connaître et à s’apprécier.

Maintenant, ils sont de retour au château. Entre eux, ce n’est pas encore le grand amour mais, qui sait ? de l’amitié à l’amour, il n’y a qu’un pas à franchir.

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Merci de respecter les droits d’auteur.

En passant

Ma petite Miss Moppet


Aujourd’hui, j’ai envie de parler de l’un de mes chats. C’est une chatte en fait et elle s’appelle Miss Moppet. Il n’y a aucune raison spéciale à cette décision, j’ai juste envie de partager avec vous un de mes petits bonheurs.

Miss Moppet est entrée dans ma vie très discrètement, il y a quatre ans. Un jour, je l’ai retrouvée planquée dans le linge rangé dans l’armoire de la serre. Elle était si mignonne avec son air de chatte victorienne que j’ai craqué et je lui ai donné son nom tiré de la petite chatte de Beatrix Potter.

Elle est adorable, affectueuse, câline et adore regarder des documentaires à la télé (ou des animes girly, c’est son côté bimbo 😋).

 

 

 

 

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