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Mon mardi après-midi en images – Gaussan


https://photos.app.goo.gl/OQUV2pEmB8AJzY7O2

Après-midi bonheur dans un jardin anglais perdu dans un coin de France.

Cliquez sur le lien pour régaler vos yeux. Voici aussi quelques images pour vous donner un avant-goût :

 

En passant

En direct de mon premier salon du livre


J’écris cet article depuis le salon du livre de Lannemezan. Là, c’est la pause repas. L’ambiance est calme, bon enfant. Le plus intéressant, je trouve, ce sont les rencontres avec les gens et avec les autres écrivains. À force d’échanger, j’apprends plein d’astuces professionnelles et j’ai notamment appris qu’il y a un salon en mai à Oloron Sainte-Marie et un autre en novembre à Pau. Je dois discuter avec une des organisatrices du premier après le repas.

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En passant

Bonheur d’écoute musicale 1


Je pense que c’est une première dans ce blog, un article de bonheur sur la musique. Ce ne sera pas un article sur la musique en général mais juste sur des musiques qui m’apportent beaucoup de joie. Voulez-vous embarquer avec moi pour un petit voyage musical ?

Là, dans mes oreilles, joue la sublime et sereine musique Romantic Relaxing Bamboo Flute Music. Japanese Traditional Music Story Background for Love Massage. En l’écoutant, c’est comme si j’étais dans un grand lac de sérénité, en train de faire la planche, les yeux et le cœur grands ouverts, m’imprégnant de la beauté et du bonheur ambiants. Voilà, c’est ce que j’imagine quand j’écoute cette musique et avec les accents japonisants de la musique, ce lac je l’imagine très bien dans un petit coin reculé du Japon ^^, avec le toit d’un temple se dévoilant à peine entre les branches des érables et des cèdres du Japon (cryptomerias japonica). Sans doute, oui, il y a un sanctuaire shinto non loin. Il n’y a pas que cette impression de tranquillité qui fait que ce morceau de musique m’émeut. Ce sont aussi les envolées, j’ai envie de dire tragiques, qui lui donnent son relief et sa beauté.

Un peu plus de trois heures d’écoute pour méditer et se relaxer. Pour moi, c’est aussi un excellent moyen pour me replonger dans les histoires que j’écris et de les vivre pleinement (dans ma tête) pour en tirer le meilleur. Une musique qui fait perler au bord de mes paupières des larmes de bonheur.


Cette deuxième musique est également une musique de relaxation/méditation japonisante. Intitulée 3 HOURS of the Best Traditional Japanese Music – Relaxing Music for Stress Relief and Healing, cette musique est moins contemplative, je trouve, plus énergique par moments, toutes proportions  gardées  bien sûr, il s’agit  tout de même  d’une musique de  relaxation. Une bonne surprise, on y reconnaît de célèbres chansons traditionnelles japonaises, comme Sakura Sakura que je connais parce que j’avais appris à le jouer sur un koto virtuel.

Pour cette musique, c’est surtout la reconnaissance de chansons connues qui me plaît. J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter, cependant elle ne m’émeut pas comme l’autre, elle ne me fait pas rêver ni ne me donne l’impression de voguer sur un océan de sérénité. Elle est agréable, j’aime beaucoup et je m’évade un peu. C’est déjà bien.


Voilà pour ce premier article de bonheur d’écoute musicale. C’est avec dans les oreilles le Sakura Sakura revisité que je vous laisse. Bonne écoute !

 

 

 

 

Le vide de l’écrivain après avoir terminé la correction de son livre


Et voilà, je me suis enfin décidée à publier une bonne fois pour toutes le premier roman de la tétralogie La Naissance des Irillindi. Ce premier opus s’intitule La Rune du Pouvoir, les Runes dans mon univers étant surtout de puissants artéfacts magiques sans exclure toutefois, dans les récits à venir la composante écriture. Mais je m’égare. Ce roman, cet univers, ces personnages, je les côtoie, les invente, les délaisse, les écris depuis le lycée, voire même le collège pour certains lieux. C’est vous dire à quel point cela fait partie de ma vie et je n’ai pas du tout l’intention de le laisser tomber. J’ai d’ailleurs plein d’autres histoires qui s’y déroulent en projet. Et voilà, je divague encore 😓. Tout ça pour dire que j’ai terminé La Rune du Pouvoir et que je me sens vide. Bon, il reste à re(x10 au bas mot) l’épreuve quand je la recevrai pour vérifier que tout aille bien. Oui, parce que sur écran et sur papier on ne voit pas les mêmes choses, j’ai remarqué. En tout cas, ça me le fait à moi, et à vous ça vous le fait aussi ?

En fait, je n’en ai pas tout à fait terminé avec le livre. D’abord, il faut que j’attende de recevoir les deux exemplaires que j’ai commandé pour voir s’il n’y a pas des défauts. Cela me permettra aussi de me remettre bien dans l’histoire avant d’écrire la suite. Cela peut sembler bizarre mais quand j’ai relu pour corriger, les détails de l’histoire m’ont échappé.  Comme je l’ai dit, c’est une histoire que j’ai écrit il y a longtemps, que j’ai abandonnée pendant des mois voire quelques années et j’ai écrit plein d’autres choses depuis. Même si je n’ai pas oublié l’intrigue et les grandes lignes, il y a plein de petits détails qu’il me faut me remémorer pour être cohérente dans la suite. Je me demande si je ne le fais pas exprès à cause de mon sentiment de vide… 😒🤔

En attendant, voici une petite photo de la couverture du livre qui paraîtra sur Amazon :

 

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Je crois que c’est la première fois que je suis aussi satisfaite d’une couverture de mes livres. Cette image est celle qui se rapproche le plus de ce qu’ai en tête, vue que je ne sais pas (encore) dessiner mes propres illustrations. J’ai passé un moment à fouiller Pixabay pour trouver L’IMAGE qui collait au plus près à ce que j’avais en tête et c’est celle-ci que j’ai trouvée. C’est vrai que j’aurais bien aimé que la lueur soit argentée cela aurait mieux convenu à la Terre d’Argent. Enfin, ce n’est pas le principal ^^

 

Chapitre 1 (suite)


(suite de Chapitre 1 : La bibliothèque privée de Mr Léon Feuillette )

Le soir de l’Equinoxe du Printemps, Monsieur Léon rentra chez lui passablement grisé par le repas arrosé de vins des Sileni du sud de la Romanie et de bières des Cluricaunes d’Eire. Il ne marchait pas très droit et n’avait pas les idées claires aussi ne s’étonna-t-il pas d’échanger quelques paroles de politesse avec une dryade alors qu’il ne les voyait même pas d’ordinaire pas plus que le fait de voir un pégase et un dragonnet traverser son jardin ne lui parut incongru.

Georges, le flegmatique maître d’hôtel, attendait son maître pour prendre son manteau, sa canne et son chapeau et le guider discrètement jusqu’à sa chambre. Il ne fallait pas qu’on le voit dans cet état-là. Seul Georges, qui le connaissait depuis longtemps, était autorisé à le voir ainsi et il avait pour mission de garder le secret et de faire en sorte que celui-ci ne s’ébruite pas.

Le couloir, plongé dans la pénombre et le silence, parut vide et froid à Léon. Pour pallier cet inconvénient, ce dernier crut bon de se mettre à chanter et Georges eut toutes les peines du monde à le faire taire.

Monter Léon jusqu’à sa chambre fut assez compliqué et le digne maître d’hôtel soupira de soulagement quand il put enfin retourner dans ses quartiers.


Le matin s’annonça plus vite que Léon l’aurait souhaité. Sa tête le martelait et ses yeux piquaient affreusement et les bruits de la maison lui mettaient le cœur au bord des lèvres. Il se tourna vers le mur, remonta les couvertures au-dessus de sa tête et se rendormit.

Quelques heures plus tard, c’est un Léon redevenu lui-même qui reprit sa routine. Il se rendit dans la bibliothèque comme d’habitude et se mit à son mystérieux travail.

Enveloppé par la quiétude de la pièce, Léon retrouva tous ses esprits et oublia les fantaisies qu’il avait faites pendant la nuit. Lui, avoir discuté avec une dryade ? Quelle idée ! Lui, avoir chanté à tue-tête ? Vous n’y songez même pas ! Et puis, il avait des affaires plus importantes que ces fadaises à s’occuper. Qu’on lui fiche la paix !

Il savourait sa solitude quand…

— Bonjour ! s’exclama une petite voix…


(Suite au prochain épisode 😉)

En passant

Dans mon jardin


Mon chat Esus profitait d’une journée ensoleillée pour s’adonner à son activité préférée, le farniente dans l’herbe. Depuis tout petit, ce chat voue un culte aux arbres et aux plantes. Il peut passer de longs moments à contempler une fleur. 😺

Le cottage de la sorcière


Irina remonta l’ancienne allée jusqu’au cottage, une petite maison en vieilles pierres en robe de fleurs des murailles accompagnée d’un jardin où arbres, arbustes, buissons fruitiers, plantes magiques et médicinales se partageaient l’espace en harmonie avec les légumes et les fleurs comestibles.

Elle introduisit la grosse clef dans l’antique serrure, s’escrima un moment avec cette récalcitrante et finit par ouvrir la porte d’entrée. Une bouffée d’air froid lui souffla à la figure. Ça sentait le renfermé, aussi Irina s’empressa d’ouvrir toutes les fenêtres.

La chaleur et la lumière du dehors se déversèrent dans le cottage longtemps inhabité. La jeune femme posa son sac sur une chaise branlante et fit le tour du propriétaire. Ce fut rapide. La maison n’était pas grande et Irina la connaissait déjà. N’y venait-elle pas, enfant, pour passer ses vacances d’été chez sa grand-mère sorcière ? Aujourd’hui, c’était elle la sorcière et ce cottage avec son jardin sorcier était sa nouvelle demeure, symbole de sa nouvelle vie.

Une porte claqua. Des rires facétieux se firent entendre. Intriguée, Irina alla voir ce qu’il se passait. Galopade de petites créatures invisibles et cascades de rires. La porte claquait toujours, comme si le vent ne parvenait pas à la fermer complètement.

«Mais il n’y a pas de vent !» se rappela Irina.
Elle vit la porte en question. Curieusement, il s’agissait d’une porte d’armoire. À son approche, une volée de minuscules lutins s’échappa vers les fissures du plafond. Les rires et les bruits de pas s’éteignirent.

En fermant la porte, la sorcière LE vit. IL trônait sur son lutrin au milieu de l’armoire. C’était le grimoire que les sorcières de sa famille se transmettaient de génération en génération. Rempli de recettes de cuisine, d’herboristerie ou de magie il n’attendait qu’une nouvelle main en écrive des nouvelles.

Mon peintre préféré


arcade Arcade

 

Avant toute chose, je tiens à préciser que toutes les images de cet articles sont tirées du site officiel (version française) du peintre dont il va être question, Iblard. 

Non, non😃 ! Ce peintre ne s’appelle pas Iblard mais Inoue Naohisa. Iblard est le nom du pays imaginaire au centre de ses œuvres. C’est pendant mon séjour en Irlande, il y a exactement 10 ans, en 2007-2008, que j’ai appris l’existence de ce peintre japonais. J’étais en Irlande pour faire un stage et mon « patron » me logeait chez lui car son épouse faisait famille d’accueil. Nous étions donc plusieurs « jeunes » étrangers et c’était génial. Pendant quelques temps, y avait une Autrichienne, une Allemande, une Hongroise, un Japonais et une Française (moi ^^ ). Quand j’y repense, ça me manque ces moments, ces rencontres et ces échanges. Enfin, bref, ce n’est pas le sujet ici. Nous avions l’habitude de regarder des films ensemble le soir, chacun à son tour nous choisissions le film et le Japonais nous passait des films du célébrissime Studio Ghibli. Je connaissais déjà avant et j’en étais déjà (je me répète 😉) fan mais un soir il nous a fait voir le film qui allait devenir mon préféré des studios : Mimi wo sumaseba. J’étais tellement passionnée qu’il m’a offert le film et c’est dans ce film que j’ai vu pour la première fois les peintures du peintre Inoue Naohisa. Dans le film, ces peintures illustrent les histoires qu’écrit Shizuku, l’héroïne. Shizuku est une écrivain dans l’âme (c’est d’ailleurs principalement pour ça que je me suis attachée à ce film) et pendant une bonne partie du film elle écrit une histoire remplie de merveilleux et d’aventures. Quoi de mieux pour l’illustrer que l’œuvre surréaliste de ce peintre ?

L’amitié et la collaboration entre le peintre et Hayao Miyazaki, un des fondateurs des studios Ghibli et sans doute sa figure de proue. Un court-métrage écrit et dessiné par Inoue Naohisa est d’ailleurs diffusé exclusivement au Musée Ghibli, Hoshi wo katta hi. 

Un autre court-métrage du maître produit par les Studio Ghibli est disponible en DVD. C’est Iblard Jikan, mon deuxième film favori ^^. Dans ce film, il n’y a pas vraiment d’histoire, il n’y a pas de paroles, juste des tableaux du peintre et de la musique. C’est un voyage dans le monde imaginaire, Iblard, du peintre. C’est calme, serein… et vous pouvez le trouver en France.

La peinture tout en haut nous montre le quartier commerçant d’Iblard. Appelé « Arcade » , c’est un dédale de rues que la magie d’Iblard transforme parfois en labyrinthe. Tant que vous y faites vos courses tout va bien. Les choses se corsent quand vous voulez repartir… Vous en saurez plus en consultant le site ou en lisant le livre (en français) Chroniques d’Iblard.

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Une de mes images préférées d’Iblard. Intitulé « Airship », ce tableau est empreint de sérénité. J’aimerais m’asseoir au bord de cette eau et écouter le rire du petit ruisseau juste à droite. Au bout d’un moment, des fourmis dans les jambes, je me lèverai et j’emprunterai le sentier sur la gauche pour aller jusqu’à la petite maison. Qu’y a-t-il à l’intérieur ? En y regardant de plus près, on peut y voir des silhouettes. Qu’est cette maison ? Une habitation ou une boutique ? Peu importe. Mes pas me mèneront plus loin encore et peut-être que, pour rentrer, je prendrai un de ce airships (aéronefs).

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(source : site officiel japonais)

Comment exprimer toutes les émotions qui me traversent à chaque fois que je contemple ce tableau ? Si un génie, une fée, une baguette magique me proposaient de faire un vœu je demanderai à aller là. Je me verrai très bien dans la maison en contrebas. Vous voyez, c’est celle qui a les pieds dans un petit lac enchâssé dans un cercle de roches et de végétation juste au-dessus de la mer, la première à gauche du chemin ? Et je suis curieuse de voir quel effet procurent ces mers suspendues. Comment ça fait d’y nager ou de naviguer dessus ?

Allez, une dernière vue d’Iblard, rien que pour le régal des yeux, pour rêver et parce que c’est beau. ☺

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Et si vous voulez continuer de rêver, je vous invite à visiter le site : Iblard

Bon voyage ! 😊

 

En passant

Un bonheur de lecture : Le Voyage de Hana


C’est un bonheur pour moi de partager avec vous mon nouveau bonheur de lecture. Bon, nouveau… Tout est relatif. En fait, ça fait déjà un mois, oui  bien un mois, que je l’ai lu mais je n’en parle que maintenant parce que je comptais en offrir un exemplaire à une amie, qui suit mon blog et je ne voulais pas qu’elle se doute de quelque chose. Les fêtes étant passées, je me lance.

Le Voyage de Hana a été pour moi un véritable bonheur à lire. Déjà, rien que la couverture du livre est engageante. La mise en page, la texture, les couleurs et la police d’écriture sont bien choisis et agréables à regarder. Et surtout, il y a Hana, l’héroïne de cette histoire, dont les yeux si vivant semblent vous inviter à la suivre dans son voyage.

Hana est une jeune adolescente passionnée par le Japon et sa culture. C’est le cas de beaucoup d’adolescents, sans doute, mais Hana a quelque chose en plus : des parents hyper branchés et aussi passionnés qu’elle. Grâce à eux, elle va passer un séjour fantastique à Tôkyô mais… chut ! Vous en saurez plus en lisant le livre.

À l’image de sa créatrice, Rosalys, Hana est enthousiaste, pleine d’énegie et d’enthousiasme. Sa bonne humeur est communicative et elle donne envie de sourire et d’ouvrir grand les bras à la Vie et à toutes les aventures qu’elle nous offre. Un personnage que je souhaite revoir souvent, sincèrement.

Au-delà du personnage de Hana, le livre est intéressant parce qu’il est à la fois un roman, un guide de voyage, un guide de savoir-vivre et nous apprend un peu de japonais et de la culture japonaise.On sent, derrière la plume et le pinceau de Rosalys son amour et sa connaissance du pays, qu’elle a su distillé à travers les pages. C’est décidé, la prochaine fois que j’irai au Japon, à Tôkyô, je n’oublierai pas d’emporter dans mes bagages Le Voyage de Hana 1-Premier envol vers le Japon : destination Tôkyô 😉

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(On voit une patte de mon chat Esus pas loin du livre^^)

Pour acheter le livre, vous avez plusieurs possibilités : déjà en vous rendant sur le site de Rosalys : rosalys.net où vous trouverez toutes les informations souhaitées. Personnellement, j’ai acheté mes deux exemplaires sur Amazon. Et les autres possibilités ? Rendez-vous sur le site de Rosalys. En plus cela vous permettra de découvrir son univers ☺

En passant

Chapitre 1 : La bibliothèque privée de Mr Léon Feuillette


Tous les jours à neuf heures précises, Mr Léon Feuillette ouvrait la porte au fond du couloir au premier étage, la refermait aussitôt entré de sorte que personne ne pouvait jeter un coup d’œil à l’intérieur en passant. Ce qu’il faisait après ? Personne n’aurait su le dire. Mr Feuillette gardait jalousement le secret et, à vrai dire, il y avait tellement de travail au manoir qu’ils n’avaient pas le temps de s’y intéresser. Il en ressortait à chaque fois à midi trente précisément, allait prendre son déjeuner dans la petite salle à manger, au même étage mais à l’autre bout du couloir et revenait s’enfermer dans sa bibliothèque à une heure trente-cinq de l’après-midi, précisément aussi.

Un jour, un de ses amis très étonné de cette étrangeté avait demandé à Léon pourquoi il retournait travailler à trente-cinq et non à trente, puisqu’il était si pointilleux. Ce à quoi, Léon avait répondu que ces cinq minutes lui permettaient de boire son café tranquillement tout en lisant une dépêche.

Donc il retournait dans sa bibliothèque et n’en ressortait qu’à sept heures trente (il aimait les chiffres ronds, hormis sa petite entorse de l’après-midi), cette fois pour de bon car il passait ses soirées à son cercle, où il dînait et n’en rentrait que fort tard.

On pourrait penser, en voyant cette routine réglée comme un métronome que Monsieur Léon Feuillette était un vieux barbon. Il n’en était rien. Il était sans doute un peu barbant mais il n’avait rien de vieux… ni de très jeune d’ailleurs. Il avait une quarantaine d’années, était assez bel homme, disons convenable, et sa vie le satisfaisait ainsi…

(À suivre)

Les BJD


 

C’est par une amie que j’en suis venue à m’intéresser aux BJD. Je ne sais plus comment on en était venues à en parler, peut-être que ça c’est glissé dans une conversation et qu’elle m’a montré des photos, je ne sais plus. Quoi qu’il en soit, j’ai tout de suite était super emballée et j’ai eu envie d’en savoir plus. Sur un précédent post, j’ai dit que je rêvais d’en acheter et c’est toujours le cas. Mais voilà, c’est cher et j’ai d’autres priorités, alors en attendant, je me contente de rêver et de partager avec vous cette passion.

 

Au fait, c’est quoi une BJD ?

 

BJD, BJD… Mais que signifient ces trois lettres ? Même si beaucoup d’entre vous connaissent la signification de cet acronyme, je pense que d’autres n’en ont aucune idée. Alors, je vais vous la dire ( et puis, c’est bon de se rafraîchir la mémoire Clignement d'œil).

BJD, c’est Ball-Jointed-Doll. En français, on pourrait le traduire par Poupée à Articulations Sphériques. PAS, en gros, mais ça sonne moins bien que BJD Sourire, n’est-ce pas ?

Donc les BJD sont des poupées qui possèdent des articulations en forme de boule au niveau des coudes, des poignets, du cou, des pieds et des genoux, plus rarement au niveau des doigts. Cela permet de reproduire le plus fidèlement possible presque tous les mouvements humains. Les différents éléments constituant la poupée sont fabriqués séparément et sont réunis ensemble par des élastiques à l’intérieur des membres et du corps.

Ces poupées sont fréquemment en résine, plus rarement en porcelaine. Ce sont des œuvre d’art fragiles, le plus souvent très chères, qui s’adressent à des collectionneurs. Même si ce sont des poupées, elles ne sont pas du tout destinées aux enfants. De toute manière vu le prix (environ 500 euros en moyenne), vous allez frémir à chaque fois que vos chères têtes blondes, brunes ou rousses les prendront dans leurs mains, vous craindrez de les voir casser, même par inadvertance.

Plus

En passant

Shôjin Ryôri, la cuisine des temples bouddhistes


Dans mon article sur la cuisine végétalienne japonaise, j’ai mentionné la Shôjin Ryôri, la cuisine des temples bouddhistes en disant que j’en parlerai quand j’en saurai un peu plus. Bon, je me suis renseignée  et, bien que je ne peux prétendre savoir tout sur ce sujet, j’ai décidé d’écrire ce petit article qui, je l’espère vous sera utile. 

La cuisine végétalienne japonaise est essentiellement influencée par la cuisine des temples bouddhistes, la Shôjin Ryôri. Shôjin est souvent traduit par dévotion, cependant, ce mot est la traduction japonaise du sanscrit vyria et pourrait mieux se traduire par « posséder la bonté et éloigner le mal ». En faisant mes recherches, j’ai aussi découvert la traduction de « enthousiasme vigoureux ».  Ryôri signifie cuisine. C’est une cuisine héritée du Bouddhisme Zen. Elle est essentiellement végéta*ienne puisque rejettant les produits carnés (même si les moines peuvent accepter la viande quand elle est offerte) et parfois supprime aussi les œufs. Ici, je ne parle pas de laitages car ils n’étaient pas consommés traditionnellement dans les pays d’Extrême-Orient (sauf chez les peuples nomades comme les Mongols) avant l’arrivée des Occidentaux*.

Le principe fondamental du Bouddhisme est de ne pas prendre la vie, ce qui signifie pas de consommation de viande ou de poisson, évidemment, mais pas que. Les plantes de la famille des liliacées (oignons, ail) sont aussi refusées et ce pour deux raisons. D’une part parce que leur goût et leur odeur ne favorisent pas la méditation et aussi parce qu’on consomme leur bulbe, c’est-à-dire leur vie. Peuvent également être écartés les légumes qu’on arrache à la terre comme le poireau, la carotte, la pomme de terre, l’asperge. Toutefois, je n’ai pas l’impression que ce dernier point soit une règle absolue car j’ai trouvé des recettes utilisant des carottes.

Les autres principes de la Shôjin Ryôri ont de quoi séduire tous ceux qui luttent contre le gaspillage et qui ont une conscience écologique. Tout d’abord, il faut respecter les saisons. Trouver des tomates fraîches en plein hiver, par exemple, c’est du n’importe quoi ><. Ensuite, les produits locaux sont à privilégier (et ainsi on fait le bonheur du paysan du coin, surtout s’il fait de la bio 😉), on vit en harmonie avec la nature (et le cycle des saisons du coup) et on évite à tout prix de gaspiller. Ainsi, il est courant de trouver des recettes utilisant les fanes, la peau des carottes, les feuilles des radis… Il s’agit souvent de bouillons.

Le fondateur du Zen Sôtô (la branche principale du Bouddhisme Zen), Eihei Dôgen, a décrit ainsi l’attitude zen à adopter vis-à-vis de la nourriture :

« Pendant la préparation de la nourriture, il est essentiel d’être honnête et de respecter chaque ingrédient, qu’ils soient bruts ou raffinés (…). Une soupe riche et onctueuse n’est pas  supérieure à un bouillon d’herbes sauvages (…). 

La Shôjin Ryôri est un régime spartiate mais nourrissant sans alcool, sans viande aussi comme on l’a vu, combiné à de l’exercice physique pour mettre le corps dans de saines dispositions favorisant le travail spirituel. Traditionnellement, un repas se compose de 3 bols : 1 bol de soupe, 1 bol de riz et 1 bol de légumes. Malgré cette frugalité, la Shôjin Ryôri est une belle cuisine, riche en ingrédients et en saveurs, qui contient beaucoup de tempura de légumes (beignets frits célèbres parmi les fans de street food japonaise), de déclinaisons de tofu et d’une crème appelée yuba, qui n’a strictement rien à voir avec le tofu et qui est également utilisée pour décorer les plats.

 

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(image trouvée sur Savor Japan)

∗Toutefois, les moines considérant que traire les animaux pour avoir du lait ne leur faisant pas de mal, ils acceptent aujourd’hui de mettre des laitages dans leur alimentation. Pour ceux qui suivent un régime végétalien, renseignez-vous auprès des restaurants ou des temples.

En passant

22 jours avant Yule


La petite histoire du jour :). Merci encore de respecter les droits de l’auteur, c’est-à-dire moi, et de toujours associer mon nom à cette histoire si vous la partagez ^^.

Le rouge-gorge

Gwladys Ithilindil Sarie

L’hiver était arrivé plus tôt que d’habitude, cette année-là. Le village au creux des collines était enseveli par la neige, on en devinait les maisons que grâce aux fumées sortant des cheminées et des fenêtres illuminées.

Opalyne rentrait chez elle, dans une des maisons du village, après avoir patiné tout l’après-midi sur le lac gelé. Ses après-ski crissaient sur le chemin enneigé et elle s’amusait à appuyer fortement ses pas pour faire de belles empreintes.

La fillette était toute joyeuse parce que ses cousins et cousines allaient bientôt venir pour passer les fêtes de fin d’années à la maison. Beaucoup de jeux et de rires étaient à prévoir.

En chantant des airs de Noël, elle arriva en vue de son jardin et là, sur un des piquets en bois du portillon, elle rencontra un petit rouge-gorge. Il avait gonflé ses plumes pour avoir plus chaud et cachait son bec sous son aile. Opalyne se tut pour le regarder dormir sans le réveiller.

Le rouge-gorge se réveilla, peut-être réveillé par un sixième sens ou une voix inaudible par la petite fille. Il se tint un instant immobile, à regarder Opalyne. Ce fut un moment magique, la fillette le comprit très bien. La joie dans son cœur se fit plus profonde encore. Puis l’oiseau s’envola pour aller se percher sur un arbre un peu plus loin et Opalyne remonta l’allée jusqu’à sa maison en sautillant.

La cuisine japonaise végétalienne


À la demande d’une amie, j’ai décidé d’écrire cet article sur la cuisine végétalienne japonaise. Cet article ne sera pas exhaustif (le pourrait-il ?) et sera sans doute assez court car je veux l’écrire en une journée, recherches comprises, quitte à en écrire d’autres par la suite au fur et à mesure de mes trouvailles :). En effet, souhaitant écrire un article par jour, il me faut être plus synthétique. Bref…

 

La cuisine japonaise étant largement basée sur les légumes, le riz, les champignons et les algues, on pourrait penser qu’il est très facile de manger végétalien au Japon.  Je n’ai aucun avis personnel sur ce sujet, car je n’ai été au Japon qu’une fois il y a près de dix ans et à l’époque le végétalisme ne m’intéressait pas des masses. D’après les témoignages que j’ai récolté sur internet, ce n’est pas si évident que cela. Bon, j’avoue n’avoir pas cherché beaucoup de témoignages. Tout de même, il semble que les avis soient nuancés. Certains diront que la cuisine japonaise est la moins « vegan-friendly » (amicale avec les végans/végétaliens) à cause de l’omniprésence des fruits de mer, du poisson et surtout du dashi fait à partir de flocons de poisson séché et que la meilleure manière de manger végan au Japon c’est de cuisiner soi-même. D’autres sont moins catégoriques. En fait, je pense que c’est à chacun de se faire son opinion.

Si vous séjournez au Japon pour un court séjour, vous n’aurez probablement ni le temps ni l’envie de cuisiner vous-même. Quoique… Cela pourrait soulager votre porte-monnaie, mais c’est un autre sujet. Donc pour manger, il vous faudra aller à l’extérieur, au restau, dans un kombini ou autre…

Voici quelques endroits où vous pourrez manger japonais et végan/végétalien au Japon. Ne les ayant pas testé moi-même, je ne les commenterai pas.

En premier lieu, essayez la cuisine des temples bouddhistes – shoujin ryouri (精進料理), c’est là où vous aurez le plus de chance de trouver de la cuisine japonaise végane.  Cela s’explique par le fait que les Bouddhistes sont traditionnellement végétaliens ou végétariens. J’envisage d’écrire un article sur le shoujin ryouri quand j’aurai un peu plus étudié la question. Pour le moment, j’en sais trop peu et je ne veux pas écrire de bêtise 😋.

À Tokyo, comme dans les autres grandes villes, vous trouverez suffisamment de restaurants végans pour varier vos menus et pour satisfaire tous les budgets. Cependant, ils ne font pas nécessairement de la cuisine japonaise. Pour écrire cet article, j’utilise l’applicaion Happy Cow qui est très utilisé par les végans du monde entier pour trouver des restaurants ou des magasins végans dans le monde. Grâce à elle, j’ai pu vous dégoter quelques restaurants végans qui proposent de la cuisine japonaise. Sur cette application, vous aurez des commentaires de clients, en anglais. Je regarde très peu les commentaires, car je préfère me faire ma propre opinion, toutefois cela peut vous aider à choisir.

  • Veganic To Go : Propose de la cuisine végane, macrobiotique (un autre article en perspective), biologique et japonaise bien sûr !
  • Raw Juice & Salad : Contrairement à son nom, ils ne servent pas que des jus et des salades 😉. Vous y trouverez de la cuisine végane, japonaise (mais pas que), crue, un bar à jus, sur place ou à emporter. Ils ont aussi un service de livraison.
  • T’s Tantan : Alors là, pas possible de faire plus japonais à moins d’aller dans un temple bouddhiste. C’est un restaurant de ramen qui se trouve à l’intérieur de la Tokyo Station.

Il y a d’autres restaurants végans, beaucoup proposent des plats occidentaux ou fusion. Ain-Soph Journey, par exemple, présente des plats fusion entre la cuisine japonaise et française.

 

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(image prise sur le site T’s Tantan)

 

Plus traditionnelle, Kyoto offre plus de restaurants de cuisine japonaise végane. Beaucoup proposent une cuisine des temples.

  • Kanga An : Situé près d’un temple, cuisine shoujin ryouri avec un style Fucha Ryori. J’avoue, moi aussi je me suis demandé ce que cela voulait dire et je n’ai pas tout compris encore, tout ce que je peux en dire c’est qu’il s’agit d’une version plus chinoise de la cuisine des temples, avec thé en début et fin de repas apparemment. (Et encore une recherche à faire ^^).
  • Ukishima Garden : S’inspirant de la cuisine traditionnelle de Kyoto et du bouddhisme zen, ce restaurant propose une cuisine végane japonaise, biologique et locavore. 

J’en ai sélectionné deux mais il en existe plein d’autres. Vous pouvez les découvrir sur Happy Cow. 

 

 

kangaan

(image prise sur le site de Kanga An)


Voici maintenant le véritable cœur du sujet, la cuisine japonaise végétalienne. Je vous préviens tout de suite, il n’y a pas de cuisine japonaise végétalienne à proprement dit, pas plus qu’il n’existe une cuisine française végétalienne traditionnelle. Ce qui se rapproche le plus d’une cuisine végétalienne c’est la Shôjin Ryôri, la cuisine des temples, mais tout le monde ne l’utilise pas au quotidien.

Oh, mince ! le sujet va donc se finir là ? 😭

Mais non, rassurez-vous. Comme je l’ai dit au début de l’article, la cuisine japonaise a plein de choses à offrir  aux végétaliens. Elle a l’avantage de se végétaliser facilement. Bonne nouvelle, n’est-ce pas ? 😉

Par chance, certains des ingrédients-clés de la cuisine japonaise sont végétaliens :

  • Miso : pâte fermentée au goût très prononcé selon le degré de fermentation, très protéinée. Elle est faite à partir de graines de soja, de riz ou d’orge (personnellement j’ai un faible pour celui au riz 😋), beaucoup d’eau et de sel marin, un ferment appelé  koji, fait à partir de koji-kin (champignon dont le nom scientifique est aspergillus oryzae) mélangé à du blé ou du riz.
  • Tofu : aliment obtenu à partir du caillage du lait de soja. Pâte blanche, molle, sans beaucoup d’odeur et au goût neutre, ce qui lui donne l’avantage d’être versatile et de s’adapter à toutes sortes de plats, elle est très utilisée dans l’alimentation asiatique et dans les régimes végéta*iens occidentaux.
  • Soba : nouilles à base de farine de sarrasin (peut toutefois contenir du blé, si vous suivez aussi un régime sans gluten privilégiez les soba juwari ou towari, qu ne contiennent pas du tout de blé)
  • Udon : nouilles épaisses de froment
  • Gomasio : sel mélangé à du sésame grillé
  • Tamari et Shoyu : sauces soja (le premier est sans gluten)
  • Champignons
  • Graines germées
  • Wasabi : condiment faite à partir du wasabi, une plante vivace proche du raifort et de la famille des brassicacées.
  • Algues
  • Riz
  • Gingembre mariné
  • Umeboshi : prune salée
  • edamame : jeunes fèves de soja encore vertes
  • ramen : une autre sorte de nouille de blé plus fines que les udon (le grand régal de Naruto 😉😜)
  • patate douce

J’en oublie sûrement. En tout cas, vous pouvez voir qu’il y a plein de possibilités. En cherchant sur internet, j’ai appris que des plats omnivores comme les maki, les gyoza (sortes de raviolis chinois), les tempura ou les plats de nouilles peuvent se végétaliser.

Vous trouverez la plupart de ces ingrédients dans une épicerie bio ou une épicerie asiatique ou en ligne. Pour ma part, quand j’ai besoin d’ingrédients japonais et que je n’en trouve pas dans les épiceries autour de chez moi, je commande sur Satsuki. 

Voici quelques liens vers des recettes japonaises végétalisées, certaines en anglais.

Tout d’abord le sacro-saint dashi  (bouillon de base japonais fait normalement de bonite séchée et d’algues) :

Ensuite, un plat style fingerfood très apprécié des amateurs de cuisine japonaise, le tempura. C’est un plat qui peut être végétarien ou omnivore. Omnivore parce qu’il y  des tempura de poulet, de poisson… et végétarien parce qu’il y a également des tempura de légumes. Végétarien, pas végétalien ? Eh non, parce que la pâte à beignet qui enveloppe les légumes contient des œufs.

Toutefois, des recettes entièrement végétaliennes existent :

En surfant sur internet, vous trouverez d’autres recettes véganes japonaises (soupe miso, gyoza de tofu et champignons, curry japonais d’aubergine, par exemple)

tofu-gyoza

 (image prise sur le site Kakuni)

Et voilà, j’espère que cet aperçu de la cuisine japonaise végétalienne vous aura donné l’envie de creuser le sujet et d’essayer les recettes.

En passant

23 jours avant Yule


Deuxième histoire de mon calendrier de l’Avent païen. Encore une fois, merci de respecter mon travail, d’associer mon nom (Gwladys Sarie ou Gwladys Ithilindil Sarie) à ce texte et de me demander la permission avant de la partager. J’ajoute que n’ayant que quelques heures pour écrire l’histoire, je n’ai pas eu le temps de la corriger. C’est donc une version brute que je vous livre. J’espère que vous vous plairez quand même à la lire.

 

La clef du bonheur

Gwladys Ithilindil Sarie

Gwylim posa la lettre sur l’îlot central, la considéra un instant avec perplexité. Écrite de la main de sa grand-mère sur une page arrachée d’un vieux cahier d’écolier, elle lui avait délivré le message suivant :

Dans cette maison, tu trouveras ce qui te

rendra heureux. Cherche bien.

Que la lettre soit de sa grand-mère, il en était sûr. Il connaissait son écriture par cœur. Il était moins certain qu’elle lui était destinée en revanche, puisqu’elle n’était adressée à personne mais comme il l’avait trouvée, lui, en rangeant la commode sous l’escalier, il avait décidé que oui.

Ainsi, il y avait quelque chose qui lui apporterait le bonheur dans cette maison ? Soit, il allait chercher. Il n’avait rien de mieux à faire, cela lui ferait passer le temps. Il décida de procéder de façon méthodique, par les pièces où ils n’allaient quasiment jamais, à commencer par la cave.

Petit, il avait une peur bleue d’aller dans cet endroit sombre et humide. Il croyait que des monstres tapis dans le noir allaient lui sauter dessus. Si ce n’était pas des monstres, c’était sans aucun doute les souris et les rats. Les petits bruits qu’il n’arrivait pas à voir ni à identifier le terrorisaient. Sa grand-mère ou son grand-père venait après lui et allumait la petite ampoule blafarde mais même cette lumière ne le rassurait pas. Il ne quittait pas son grand-parent d’un pouce et était soulagé quand il remontait enfin.

Même à l’âge adulte, il évitait autant que possible de s’y rendre. Cette fois, il n’avait pas le choix. Il alluma la lumière. La cave ne lui parut plus si impressionnante. Ses yeux d’adulte la voyaient comme elle était vraiment, une petite pièce quelconque avec de vieilles étagères, de vieux meubles, d’anciens bocaux, etc. A priori, il n’y avait rien de spécial. Cependant, Gwylim ne voulut pas remonter sans avoir fouillé un peu.

Sur une étagère, derrière de gros bocaux vides, il trouva une petite boîte qu’il ouvrit sur le champ. Dedans, il y avait une photo de sa mère et de lui bébé. Tous deux souriaient, visiblement heureux. Il possédait peu de photos de sa mère, décédée quand il était tout petit, et encore moins de sa mère et lui ensemble. Ému, il mit la photographie dans sa poche.

Ses recherches le menèrent dans le grand salon au rez-de-chaussée. Depuis le décès de sa grand-mère, Gwylim n’y avait plus mis les pieds sauf, une fois par an pour faire le ménage. Le grand salon était la plus grande pièce de la maison et ses grands-parents y donnaient des bals et de grandes réceptions. Lui quand il invitait des amis se contentait de la salle à manger avec la cuisine ouverte.

Il doutait encore plus de trouver quelque chose dans cette pièce que dans la cave car il y avait fait le ménage plusieurs fois et n’avait jamais rien trouvé de spécial. Il crut entendre la voix de son aïeule : « C’est parce que tu n’étais pas là pour chercher mais pour faire le ménage. Même si tu avais trouvé quelque chose, tu ne t’en serais pas aperçu. »

Elle avait raison. En fouillant dans le buffet et l’armoire, il dénicha un vieil album de famille et le feuilleta. Certaines photos lui rappelèrent des souvenirs longtemps enfouis dans un recoin de son esprit. Souvenirs heureux ou souvenirs tristes, poignants ou ridicules, peu importait. Cet album était un beau cadeau. L’autre découverte fut la chevalière de son grand-père.

Il se remémora… Le vieil homme l’avait perdue quand Gwylim était petit garçon. C’était un été et il l’avait retirée pour faire un travail quelconque. Le jeune homme ne se souvenait plus bien comment la chose s’était déroulée. En tout cas, son grand-père l’avait perdue ce jour-là et ne l’avait jamais retrouvée. Cela avait été son grand regret d’ailleurs, car cette bague était son trésor, héritage de son père, de son grand-père et de son arrière-grand-père. Il sourit et adressa un salut mental à son grand-père en mettant la chevalière à son majeur gauche.

Les recherches dans le reste de la maison, au grenier, puis dans la chambre de ses grands-parents et surtout dans la chambre d’enfance de sa mère, il trouva d’autres petits trésors familiaux dont le journal intime de sa mère.

Il découvrit tout l’amour que sa mère lui avait porté, il apprit à la connaître à travers l’adulte, l’adolescente et la petite fille qu’elle avait été. Il pleura, rit, se fit songeur et ressentit un profond apaisement dans son âme.

Ces petits trésors familiaux, il les réunit dans son bureau afin de les avoir toujours avec lui. Alors qu’il sortait du bureau, il s’immobilisa, traversé par une illumination. Il avait compris le message de sa grand-mère.

*********************************************************

En passant

Fées des montagnes 2


 

Continuer d’apprendre à connaître les fées des montagnes, ça vous dit toujours ? Oui ? Alors, je vous invite à poursuivre avec moi cette exploration des fées vivant dans les montagnes.

Les fées pyrénéennes

Comme je vis dans les Pyrénées, je me suis dit que ce serait bien de parler des fées habitant dans ces montagnes.

Les Pyrénées sont une longue chaîne de montagnes qui court dans le sud-ouest de la France, de l’Atlantique à la Méditerranée. Elles marquent la frontière avec l’Espagne et par la diversité des populations qui les peuplent possèdent une mythologie variée. Ainsi, les noms donnés aux fées diffèrent selon les lieux et on trouve des fadas, des hadas, des encantadas ou des dragas. Leurs enfants sont les hadach ou les hadets. Les dragas se marient avec des dragòts.

Comme dans toutes les légendes ayant trait aux fées, il y a beaucoup de récits ayant trait aux changelins, mot qui est rarement utilisé. Il y a bien sûr des histoires de fées qui enlèvent les bébés des humains qui, on s’en doute, est tout mignon, rose et tout et tout (je parle du bébé, bien sûr) pour remplacer son propre rejeton qui lui est tout vilain, rabougri et plissé (comme si les humains jaloux de la beauté des fées se consolaient en songeant qu’eux au moins mettaient au monde de beaux bébés, mais le sujet n’est pas là). Toutefois, il y a également des histoires de bébés de fées enlevés par des humains pour qu’ils leur révèlent des secrets concernant la vie quotidienne. Manque de pot pour eux, les hadets plus malins s’enfuient pour rejoindre leurs mères juste avant  de faire la révélation la plus importante sur, par exemple, le secret de la feuille, du bourgeon de l’aulne, du chaton, etc.

La plupart du temps, les fées ressemblent en tout point aux humaines et peuvent épouser des hommes, mener une vie ordinaire et fonder une famille. Cependant, là aussi comme dans toutes les légendes européennes liées aux fées, il y a des conditions et si l’époux faillit à sa parole, la sanction est sans appel : la fée l’abandonne à tout jamais. Par exemple, il ne devra jamais l’appeler fée ou la traiter de folle.

Quelques fois, la fée a une particularité physique qui la distingue des femmes. Elle peut avoir des pieds palmés, être de petite taille, etc. Un peu comme les huldras scandinaves qui ont une queue de vache ou de renard ou bien les laminaks basques qui sont dotés de pattes d’oie. C’est peut-être pour souligner leur appartenance à la nature. Elles sont également souvent liées à l’eau et apparaissent plus facilement près des fontaines. Quelques-unes, semblables aux Dames Blanches, se montrent à l’entrée des grottes. Ainsi, la Vierge Marie qui est apparue à Bernadette à Lourdes ne serait-elle pas une fée en réalité ?

Dans les Hautes-Pyrénées, les fées sont souvent appelées Encantades (encantadas en bon gascon), ce qui veut dire Enchantées et sont liées à des sources souvent à l’origine des thermes qu’on trouve dans les montagnes. Ainsi en est-il de Margalide, l’Encantade.

Du côté de Lau-Balagnas, près d’Argelès-Gazost, il existe des fontaines liées aux fées, dont la Hount de l’Encantada. L’Encantade en question ici, c’est Margalide, une fée si belle qu’elle s’attira la jalousie d’autres fées. Voici son histoire.

La fée Margalide vivait dans la montagne du Cabaliros entre le Val de Cauterets et le Val d’Azun et toute la journée elle filait de longs fils très fins près des fontaines. Ils étaient rouges comme la vie, doux comme la soie et elle les roulait en une pelote qu’elle ne laissait jamais.

L’été, elle aimait folâtrer dans les pâturages au gré du vent, changeant sans cesse d’endroit et les gens venus lui apporter des cadeaux ne la trouvaient pas. Sa vivacité et sa beauté attisèrent la jalousie des fées du Mont de Gez entre le Val d’Azun, la vallée d’Argelès (-Gazost) et le massif du Pibeste. Celle-ci décidèrent de lui jouer un tour. Elles se réunirent sous le Caillou (Cailhàu) de la Sorcière, sur le Mont de Gez, une nuit de pleine lune.

« Nul ne verra plus la fée Margalide dessus la terre, dit la première. Elle disparaîtra de la vue des humains.

— Elle ne vivra plus que sur le doigt de pied du Cabaliros. Le petit Mont Bardérou sera sa prison, ajouta la deuxième.

— Seule une main pure pourra briser le charme qui la retient captive, conclut la troisième, à condition toutefois que cette main dévidât tout entier son rouge peloton de soie ! »

Aussitôt, la fée Margalide disparut sous la terre entre la Fontaine de Capdivère et la Fontaine du Bardérou et finit par tomber dans l’oubli.

Les siècles s’écoulèrent. Margalide errait d’une fontaine à l’autre, tristement. Elle s’arrêtait près de l’une ou de l’autre et déroulait un peu sa précieuse pelote pour laisser flotter dans l’eau un bout du fil de soie rouge et elle attendait patiemment la venue d’une main salvatrice, celle qui lui rendrait sa liberté.

Un jour, une jeune fille qui habitait une petite maison à la sortie d’Ancizans-Avant se rendit à la fontaine pour y puiser de l’eau. Chaussée de sabots, la jupe retroussée, elle descendait avec légèreté le chemin du Bardérou, tout en retenant fermement sa cruche  posée en équilibre  sur son cabedé, c’est un tortillon de linge ou de paille qu’on porte sur la tête pour caler des choses. Arrivée à la fontaine, la fillette remarqua un joli fil de soie rouge flottant sur l’eau. Elle se hâta de remplir sa cruche puis plongea sa main pour attraper le fil.

D’abord, elle s’extasia de sa douceur, elle qui était habitué aux tissus en lin rêches. Ensuite, elle s’étonna de sa longueur. Le fil ne semblait jamais devoir s’arrêter. Elle imagina d’abord pouvoir s’en faire un joli mouchoir brodé au petit point, un châle, une robe… Elle allait le dévider en entier, libérant ainsi Margalide, mais la mère de la jeune fille l’appelait et sa colère augmentait avec l’attente. La jeune fille prit peur, trancha le fil sur un rocher et, tremblante, s’enfuit en serrant sa pelote contre elle.

Un cri retentit derrière elle. Elle tourna la tête et vit une belle fée scintillante se dressant dans la fontaine. Dans ses mains, elle tenait un bout de fil de soie rouge déchiré. C’était Margalide que le fil rompu emprisonnait dans le rocher.

« Maudite soit la femme qui t’a portée ! » s’écria la fée à la jeune fille qui prit ses jambes à son cou en laissant tomber sa pelote. C’est une fillette ayant perdu ses rêves et bien plus qui rentra chez elle. Au matin, sa mère fut retrouvée morte dans son lit. C’était le châtiment pour celle dont la colère avait tranché le fil de la fée.

Toujours prisonnière entre la pierre et la fontaine, Margalide attend qu’une main pure ne l’en délivre. Alors si un jour, vos pas vous mènent jusqu’à cette fontaine, buvez un peu de son eau fraîche et admirez la beauté du monde et si un fil délicat et scintillant se montre, n’hésitez pas à le saisir, comme le faisaient autrefois les jeunes filles du Lavedan, restez sourds aux imprécations, aux appels et aux cris, et dévidez-le jusqu’au bout. Qui sait quelles merveilles pourraient vous arriver. 😊

 

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(source de l’image : Pixabay)

 

En passant

Les fées des montagnes (1ère partie)


En tant que personnification de la nature, les fées vivent partout, dans les fleurs, dans les cours ou plans d’eau, les forêts, les jardins… et dans les montagnes. Comme le titre l’indique, cet article va parler plus particulièrement des fées des montagnes.

 

 

Les Dames Bleues

C’est surtout dans les Alpes qu’on rencontre ces fées à la beauté resplendissante et à la chevelure de givre. Appelées Dames parce qu’elles sont les souveraines des montagnes et Bleues en référence à la couleur des fleurs des alpages, de l’eau, du ciel, de la glace et des ombres de la neige.

En se promenant dans les Alpes suisses, on peut rencontrer leur cousine la Fhrön alors qu’en Italie la fée des montagnes répond au nom de Dive. Peut-on y voir un lien avec le mot diva qui signifie divine ? Étant donné que les fées sont généralement considérées comme des divinités mineures (ou d’anciennes divinités ayant perdu ce statut) cela se pourrait. . Enfin, en allant du côté de l’Autriche, ce sont des fées aux pattes de chèvre, les Dalien, que le promeneur risque de croiser.

Les Dames Bleues chantent à l’entrée des cavernes, leurs voix douces résonnent loin dans la vallée et montent jusqu’aux bergers, là-haut sur les alpages, pour les mettre en garde. Attachées aux hommes des alpages, elles veillent sur eux, les protègent des dangers invisibles, les empêchent de se perdre quand le brouillard est épais.

Ces fées sont très actives. Elles plantent des fleurs sur les pentes, rentrent les chamois dans les cavernes le soir, parfument le lait des troupeaux, abritent les chalets des avalanches, enseignent l’amour et les herbes médicinales aux jeunes bergères.

Elles s’attachent aux bergers comme à de fragiles enfants perdus au milieu d’une nature qu’ils ne comprennent pas bien. Protectrices des hommes des alpages, elles accueillent ceux qui tombent dans leurs voiles tendus au-dessus du vide.

Épouses des Nörggen, des Lörggen et des Waldzergen, elles détestent qu’on leur touche les cheveux (il est intéressant de noter que chez les Mérovingiens, la chevelure était le symbole du pouvoir) et soumettent l’impudent au bon vouloir des fées de l’écho ou des fées du vertige.

Avec les Dames Bleues le journaliste allemand Karl Grün décrit les Filles des rayons du soleil, aussi appelées les Demoiselles Bleutées, dans son livre Les Esprits Élémentaires.  Bienfaisantes, elles prennent soin des papillons, des fleurs, des hommes. Au crépuscule, elles font une ronde sur les sommets et déploient leurs ailes dorées et roses, enflammant les Alpes. (Et là, je ne peux pas m’empêcher d’évoquer un passage d’Heidi, de Johanna Spyri, où la jeune héroïne est toute chamboulée parce que les glaciers, le ciel, la montagnes sont en feu). La nuit, les tendres Filles des rayons du soleil dorment sur la neige jusqu’à l’aube.

Dame Bleue 1Dame Bleue 2

(j’ai craqué pour cette petite fée chez Doucilia Féerie, à Martel. De toute ma collection, c’est celle qui ressemble le plus à la description des Dames Bleues)

Les légendes parlent aussi des Vierges Sauvages ou des Vierges bienheureuses. Sont-elles les mêmes que les Dames Bleues ou des fées différentes ? Les livres ne sont pas clairs sur ce point mais vu que les Alpes sont vastes, il est raisonnable de pencher pour la seconde réponse.

D’autres fées sont bleues, telles la Reine des Neiges et La Vierge des Glaciers d’Hans Christian Andersen. Je n’en parlerai pas plus ici car il leur faudrait leur consacrer tout un article. Vous pouvez aussi lire ces deux contes pour en savoir plus Clignement d'œil (peut-être l’avez-vous déjà fait, d’ailleurs).


Les Anjanas

 

C’est en Cantabrie, une communauté autonome d’Espagne, entre les Asturies et le Pays Basque espagnol, qu’on rencontrera ces magnifiques petites fées. Les Anjanas, également connues sous le nom de Xinxanes, Ijanas, Xanes…, sont plutôt des fées vivant dans des forêts , dans des grottes et s’occupent  des sources ou des fontaines. J’ai pourtant choisi de les classer dans les fées des montagnes pour une raison toute simple, la Cantabrie est une région montagneuse.

Les Anjanas mesurent 50 cm de haut et sont d’une extraordinaire beauté. Elles ont de longs cheveux dorés ou noirs selon les versions, des yeux en amande, bleus ou noirs, empreints de sérénité et d’amour, une peau blanche et des ailes transparentes. Coquettes, elles se vêtissent de longues tuniques blanches au tissu fin et d’une cape bleue et ornent leurs cheveux d’une couronne de fleurs sauvages, de rubans et de nœuds en soie multicolore. Elles possèdent un bâton d’aubépine ou d’osier qui brille d’une couleur différente chaque jour.

Leur voix est douce, rappelant le chant du rossignol ou les pas menus et pressés des insectes sur les feuilles mortes.

anjana (9)anjana

Voici deux images d’Anjanas que j’ai trouvé sur internet (Google pour être précise). Malgré toutes mes recherches, je n’ai pas réussi à trouver qui sont les auteurs de ces deux petites merveilles.

Ces petites fées sont bonnes et généreuses. Cependant, celles de la vallée d’Aras, dans l’est de la Cantabrie, sont réputées moins bénéfiques et plus sauvages.  Les autres rendent tout un tas de services qui facilitent la vie des humains. Elles sauvent les gens gravement blessés grâce à leurs dons de guérison ou aident les gens égarés à retrouver leur chemin.

Les enfants les apprécient. Il faut dire qu’il y a de quoi, puisque ce sont elles qui leur apportent des cadeaux, la nuit du 5 ou du 6 janvier.

À l’Équinoxe du Printemps, les Anjanas se rassemblent sur les hauteurs et dansent jusqu’aux premières lueurs du jour. Elles déposent sur les chemins de mystérieuses roses aux pétales rouges, verts et jaunes. Ce sont des porte-bonheur, car le chanceux qui en trouve connaîtra le bonheur jusqu’à la fin de ses jours.

Ces petites gourmandes raffolent des fraises et de miel, qu’elles chapardent (les petites coquines) dans les ruches. On leur pardonne ces petits écarts, vu tous les services qu’elles rendent par ailleurs. Clignement d'œil

Petite anecdote : une Anjana solitaire vit dans la “Fuentona de Ruente” et s’amuse quelques fois à empêcher l’eau de couler. Sa dernière facétie date de l’hiver 1996.

Pixie_Scene_Maker-DollDivine (une Anjana brune, réalisée par mes soins sur le site Dolldivine)


Fées des Pyrénées : Les Blanquetas

 

Dans la Barousse, une vallée encaissée des Hautes-Pyrénées, vivent des fées appelées les Blanquetas. Elles visitent les maisons la nuit du 31 décembre en compagnie de deux enfants. Un de ces enfants porte une couronne de laurier – symbolisant ainsi le bonheur – tandis que l’autre pleurniche et grimace – incarnant le malheur. Les Blanquetas présentent le premier aux bonnes gens et le second aux mauvaises.

À bientôt pour la suite Sourire

Esus sur le hamac


Mon chat Esus profite des beaux jours en faisant une petite sieste sur le hamac. Comme c’est un chat plutôt grand, il a trouvé là un lit à sa taille 🙂 et il dort comme un bébé.  Qui a dit que les chats ne dorment que d’un œil 😉 ? Voici quelques autres photos et vidéo juste pour le plaisir.



Pirozhki au chou et à la viande, sans gluten


Cette fois, j’ai envie de partager avec vous une recette. Ce sera la seule à la viande comme je mange de plus en plus végétarien, voire végétalien. J’ai fait ce plat quelques jours avant le défi végan du mois de janvier. C’est une recette sans gluten parce que depuis plusieurs mois je cuisine majoritairement sans gluten.

Cette recette, c’est des pirozhki à la viande, au chou et aux champignons.

Je suis une fana de cuisine slave, ça a commencé tout bêtement grâce à un jeu de cuisine. Pour faire court, lorsque je travaillais auprès d’enfants je leur proposais parfois de jouer à des jeux pour enfants sur ordinateur et c’est ainsi que j’ai découvert les jeux de cuisine. À cette époque (j’assume totalement le côté vieillot de cette expression 😜), j’y jouais quand j’étais en recherche d’inspiration culinaire et c’est grâce à cela que j’ai découvert les pirozhki (ou pirojki), sans doute mon mets russe préféré.

Mais les pirozhki, c’est quoi ? Et bien ce sont tout simplement des chaussons fourrés d’une farce à base de viande, de choux, de pommes de terre ou de légumes. On les mange souvent accompagnés de soupe. Les Russes adorent la soupe, ça tombe bien, moi aussi 😍😺.

Pour faire des pirozhki je m’inspire de recettes dans des blogs russes, ukrainiens ou biélorusses écrits en anglais. En fouillant sur le Net, vous en trouverez sûrement qui raviront vos papilles ^^.

Et si on passait à ma recette ?

Pour faire la pâte, je me suis servie des proportions trouvées ici : pirozhki de vegelicacy.

Pour la faire, voici les ingrédients que j’ai utilisés :

Farine de souchet

Farine de riz complet

Farine de teff blanche

Mix’Gom

Sucre vanillé

Levure de boulanger sans gluten (ici Schaer)

Ingrédients

  • 800 g de mélange de farines sans gluten + mix’gom (environ une cuillère à café)
  • 180 ml d’huile (personnellement, j’utilise l’huile d’olive douce qui est versatile et qui peut se cuire ou se consommer crue)
  • 1 sachet de levure de boulanger sèche ( ou 50g de levure de boulanger fraîche, comme dans la recette d’origine)
  • 1 cuillère à café ou à thé de sel (dans la recette d’origine, il y en a 3.5 cuillère à thé. Personnellement, je ne sale pas beaucoup, juste ce qu’il faut pour que ça ait du goût, alors je laisse à chacun le soin d’adapter le dosage à son goût)
  • 1/2 cuillère à thé de curcuma
  • 1/2 tasse de sucre (la recette n’était pas précise à ce sujet, j’ai pris le parti de prendre une tasse à café.)
  • Une tasse dans ce genre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • Du chou (1, 5kg. Pour moi, c’était un demi-chou
  • 1/2 cuillère à thé de poivre
  • De la viande (là, c’était de la chair à saucisse)
  • 3 feuilles de laurier (celui qui se mange bien sûr)
  • 1 ou 2 oignons
  • 4 champignons de Paris
  1. Dans un récipient, mélanger le sucre, la levure et 1, 5 tasse d’eau chaude. Ajouter l’huile, le sel, le sucre vanillé et le mix farines. Bien pétrir. Couvrir et mettre au frais pendant au moins deux heures.
  2. Couper le chou en petits morceaux et mélanger avec la viande, les oignons et les champignons émincés.
  3. Faire chauffer un peu d’huile dans une poêle, environ 2 cuillères à soupe, ajouter le mélange viande, oignons, champignons, puis le curcuma, 2 cuillères à thé de sel, 1 cuillère à thé de sucre 1/2 de poivre et les 3 feuilles de laurier. Bien mélanger et cuire à couvert pendant une vingtaine de minutes à feu doux jusqu’à ce que le chou devienne tout tendre. Remuer de temps en temps.
  4. Pendant ce temps, préparer tranquillement la pâte. La mettre sur une surface farinée et pétrir.
  5. Former des boules (le nombre sera fonction de leur taille), les couvrir et les laissef une quinzaine de minutes.
  6. Aplanir chaque boule en un petit cercle, mettre 1 cuillère à soupe de farce au chou et à la viande au centre.
  7. Replier la pâte ( entreprise périlleuse, je vous préviens. Le mieux, c’est de garder un peu de farine sans gluten à côté et d’être calme) et pincer les bords pour emprisonner la farce. S’ assurer que la pâte est bien fermée.
  8. Faire la meme chose pour chaque cercle
  9. Mettre les pirozhki sur une tôle huilée, en laissant de l’espace entre. Brosser le dessus avec du lait de soja et du sucre pour les rendre brillants (facultatif)
  10. Mettre à cuire au four préchauffé à 200○C pendant 20-25 minutes.

Les photos d’élaboration de la recette :

La prochaine fois, je vous donnerez une version veggie et savoureuse de cette recette.

Bon appétit !

P.S : il vous faudra peut-être adapter les dosages selon vos goûts et les ingrédients que vous utiliserez. Quoi qu’il en soit, vous verrez que cette recette vaut la peine d’être essayée.

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Missy jouant avec un bouchon


Il y a longtemps que j’avais envie de filmer la chatte Missy en train de jouer comme une petite folle avec un vieux bouchon de liège accroché aux montants du hamac. Malheureusement, elle ne se laissait jamais filmer ni même photographier 😔. Heureusement, ces derniers jours elle a enfin accepté que je la filme. Enfin !

Voici donc Missy jolie, ma choupinette, en train de s’amuser comme une petite folle. 😁😍😜😄

Vidéo

Petit voyage quelque part du côté de l’Auvergne


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